Ascoval : prudence et optimisme chez Edouard Philippe

Ascoval : prudence et optimisme chez Edouard Philippe©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 23 mai 2019 à 09h48

British Steel, désigné repreneur du site, a été placé mercredi en redressement judiciaire en Grande-Bretagne, faute d'avoir obtenu le soutien financier espéré des autorités britanniques.

Après Bruno Le Maire mercredi, c'est au tour d'Edouard Philippe de tenter de rassurer dans le dossier Ascoval. Le Premier ministre s'est voulu jeudi "extrêmement prudent" mais "optimiste", estimant que les salariés de l'aciérie de Saint-Saulve (Nord) pouvaient être "rassurés" compte tenu de la détermination des différents acteurs à tenir leurs engagements.

Le repreneur désigné d'Ascoval, British Steel, a été placé mercredi en redressement judiciaire en Grande-Bretagne faute d'avoir obtenu le soutien financier espéré des autorités britanniques. Le gouvernement français a assuré dans la foulée que cela ne remettait pas en cause la reprise de l'aciérie par le deuxième sidérurgiste britannique.

Détermination ?

"Je crois vraiment que les salariés d'Ascoval peuvent être rassurés sur le fait que le repreneur est déterminé à tenir les engagements qu'il a pris, que les collectivités territoriales sont déterminées à tenir les engagements qu'elles ont pris, que le gouvernement est déterminé", a confirmé le chef du gouvernement sur CNews. "Nous sommes tous alignés sur l'idée qu'il faut nous battre pour trouver une solution pérenne".

"Je suis sur ce dossier extrêmement prudent mais assez optimiste; je pense que nous pouvons y arriver", a-t-il ajouté. "La partie n'est pas perdue, loin s'en faut, et nous allons la gagner".

268 salariés concernés

Désigné début mai pour la reprise d'Ascoval et de ses 268 salariés, British Steel a indiqué qu'il envisageait d'investir 45 à 50 millions d'euros à court terme à Saint-Saulve, l'Etat et les collectivités locales apportant 47 millions, pour un plan de financement total de 150 à 200 millions d'euros.

Les premiers fonds nécessaires à l'opération ont été débloqués la semaine passée par le groupe britannique et l'Etat français.

Difficultés de la sidérurgie

L'annonce du placement en redressement judiciaire de British Steel intervient moins de 10 jours après l'abandon du projet de fusion des activités sidérurgiques de Thyssenkrupp en Europe avec celles de l'indien Tata Steel, un projet qui aurait donner naissance au numéro deux du secteur, derrière ArcelorMittal.

L'abandon de ce projet laisse le secteur sidérurgique européen fragmenté et exposé à des retournements économiques. Cela remet aussi en cause l'avenir de la plus grande aciérie britannique à Port Talbot, au Pays de Galles, qui appartient à Tata Steel.

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