Assurance chômage: décisions "au printemps", les salaires élevés ciblés

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Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le 26 février 2019 à Paris
Le Premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud, le 26 février 2019 à Paris
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© AFP, Christophe ARCHAMBAULT

AFP, publié le mardi 26 février 2019 à 11h43

La réforme de l'assurance chômage sera présentée "au printemps" et comprendra des mesures visant à revoir les règles d'indemnisation pour les salariés à rémunérations élevées, a annoncé mardi le Premier ministre.

Edouard Philippe a par ailleurs laissé encore ouverte la porte du bonus-malus, promesse de campagne d'Emmanuel Macron, demandée par les syndicats mais vivement contestée par le patronat.

"Personne ne nous a proposé à ce stade une meilleure solution que celle du bonus-malus", a-t-il déclaré, au sujet de cette mesure de modulation des cotisations chômage des entreprises en fonction de leur recours aux CDD, dont il a parlé comme "une solution" qui est "sur la table".

Il a indiqué qu'il fallait "revoir" les règles d'indemnisation de l'assurance chômage pour les "salaires élevés", et que des décisions seraient prises "au printemps" sur ce dossier, avant la publication d'un décret "pendant l'été".

Après l'échec des négociations entre partenaires sociaux sur l'assurance chômage la semaine dernière, l'État a repris la main.

S'agissant des salaires élevés, le Premier ministre a indiqué qu'il fallait "revoir notre système qui permet d'obtenir des niveaux d'indemnisation, pour des salaires élevés, trois fois supérieurs à ce qui se passe chez nos voisins". Les syndicats sont opposés à la question de la dégressivité des allocations pour les chômeurs, cadres ou non cadres. 

La concertation débutera "cette semaine", a précisé Muriel Pénicaud, ministre du Travail, aux côtés d'Édouard Philippe lors d'une conférence de presse à Matignon.

Elle sera "intense" et "approfondie", a indiqué Muriel Pénicaud, qui a précisé qu'elle rencontrerait "dans les jours qui viennent les leaders des organisations syndicales et patronales représentatives".

Le Premier ministre a cependant affirmé que le gouvernement ne se posait pas "la question de la gouvernance de l'Unédic", qui gère le régime d'assurance chômage de façon paritaire.

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