Assurance : la Fnac à nouveau épinglée pour pratiques douteuses

Assurance : la Fnac à nouveau épinglée pour pratiques douteuses©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 09 septembre 2019 à 16h13

D'après l'association '60 Millions de consommateurs', les vendeurs de la chaîne de magasins parviennent à faire souscrire une assurance à des clients à leur insu.

Comme un air de déjà-vu... Selon le site de '60 Millions de consommateurs', la Fnac fait l'objet de plusieurs plaintes pour des souscriptions abusives de contrats d'assurance. Lors de l'achat d'un smartphone ou d'un ordinateur, les commerciaux de l'enseigne proposeraient l'assurance comme une offre gratuite pour un mois en échange d'un remboursement de la somme de 30 euros, sans préciser qu'elle engage le consommateur pour un an, passé ce délai d'un mois gratuit. Ces méthodes douteuses avaient déjà été observées il y a quelques mois.

"Ce genre de souscription obtenue au forceps par certains vendeurs de la Fnac, de nombreux consommateurs la racontent sur notre forum. Les clients, qui n'ont jamais pu jeter un oeil au contrat d'assurance, sont alors mis devant le fait accompli du premier prélèvement", explique l'association sur son site.

Cette pratique serait illégale, car "selon le code des assurances, les vendeurs sont obligés, avant de valider toute transaction, de présenter le contrat au client".

La Fnac nie les accusations

Contactée par '60 Millions de consommateurs', la Fnac assure pourtant être transparente : "Nous avons mis en place un processus de souscription qui lève tout risque d'ambiguïté : le client doit obligatoirement fournir son RIB et reçoit automatiquement son contrat par mail".

La chaîne a également ajouté que pour valider une souscription, une signature lui est imposée via un code SMS, qui doit être saisi en magasin. Mais cette procédure ne serait pas toujours respectée, selon les plaignants.

Déjà 10 millions d'euros d'amendes

En juin dernier, la société de courtage, Sfam (société française d'assurances multirisques), deuxième actionnaire de la Fnac, s'était acquitté d'une amende estimée à 10 millions d'euros pour pratiques commerciales douteuses. Des centaines de plaignants avaient raconté avoir découvert des prélèvements mensuels sur leur compte bancaire pour une prestation de service (assurance mobile ou multimédia) à laquelle ils n'avaient pas souscrit, ou tout au moins pas sciemment.

L'association des consommateurs UFC Que Choisir avait également déposé plainte en 2018 pour les mêmes motifs contre la société ainsi que contre la Fnac, qui commercialisait ses produits d'assurance.

A l'issue d'un appel d'offres en mars, Fnac a procédé à un changement de courtier gestionnaire et d'assureur sur le périmètre de la téléphonie mobile et multimédias et a ainsi décidé de ne pas renouveler son contrat avec la Sfam.

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