Astrazeneca tente de rassurer sur les risques autour de son vaccin

Astrazeneca tente de rassurer sur les risques autour de son vaccin©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le lundi 15 mars 2021 à 11h14

Le laboratoire dit n'avoir trouvé aucune preuve d'un risque accru de troubles de la coagulation sanguine après administration de son vaccin.

Le laboratoire dit n'avoir trouvé aucune preuve d'un risque accru de troubles de la coagulation sanguine après administration de son vaccin.

Plusieurs pays européens ont suspendu ces derniers jours ou ces dernières heures l'administration de doses du vaccin d'AstraZeneca après des cas de thrombose ou d'embolie pulmonaire signalés chez des personnes vaccinées, dont certaines sont décédées.

Dimanche, AstraZeneca s'est défendu en indiquant n'avoir trouvé aucune preuve d'un risque accru de troubles de la coagulation sanguine après administration de son vaccin contre le COVID-19 à l'issue d'une étude portant sur 17 millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni et dans l'Union européenne.

Examen minutieux

"Un examen minutieux de toutes les données disponibles portant sur plus de 17 millions de personnes vaccinées dans l'Union européenne et au Royaume-Uni avec le vaccin d'AstraZeneca contre le Covid ne montre aucune preuve d'un risque accru d'embolie pulmonaire, de thromboses veineuses profondes ou de thrombocytopénie dans un quelconque groupe d'âge, de genre, ou dans un pays en particulier", a dit le groupe pharmaceutique dans un communiqué.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a déclaré jeudi qu'il n'y avait pas de lien établi entre les cas de thrombose signalés et le vaccin, les troubles de la coagulation ne faisant pas partie des effets secondaires reconnus, un avis repris le lendemain par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Thromboses et embolies

Dans son étude, AstraZeneca dit que 15 cas de thromboses veineuses profondes et 22 cas d'embolie pulmonaire lui ont été signalés jusqu'ici, ce qui est une proportion semblable aux autres vaccins anti-Covid homologués.

Les Pays-Bas ont décidé de suspendre jusqu'au 29 mars au moins l'utilisation du vaccin. La région du Piémont, dans le nord-ouest de l'Italie, a également suspendu dimanche l'administration de certaines doses du vaccin d'AstraZeneca à titre préventif après la mort d'un enseignant vacciné la veille.

Suspensions

Jeudi, le directeur de l'Autorité de santé danoise avait annoncé lui aussi suspendre la vaccination avec ce sérum. La Norvège et l'Islande ont emboîté le pas au Danemark dans la journée de jeudi, tandis que l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie et le Luxembourg ont par la suite mis de côté les doses provenant du lot incriminé (lot ABV5300), qui comprend 1 million de doses et a été distribué dans 17 pays au total, dont la France.

Plus tôt dans la semaine, l'Autriche a suspendu l'utilisation d'un lot de doses AstraZeneca afin d'enquêter sur le décès d'une femme à la suite de troubles de la coagulation et un cas d'embolie pulmonaire.

"Si j'avais le moindre doute, je demanderais la suspension (de ce vaccin)", a commenté pour sa part le Premier ministre français Jean Castex, interrogé par des internautes sur la plateforme Twitch. "Mais à ce stade, il faut avoir confiance dans ce vaccin et se faire vacciner", a-t-il ajouté, allant dans le sens des déclarations d'Olivier Véran.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.