Automobile : le succès des métiers de l'électrique se confirme

Automobile : le succès des métiers de l'électrique se confirme©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 18 septembre 2020 à 16h00

PSA observe une demande croissante pour les métiers liés au digital, à l'automatisation, au sourcing lointain, aux flux de transport internationaux, aux logiciels, aux aides à la conduite et à la chaîne de traction électrique.

La bascule des emplois automobiles futurs vers l'électrique, le digital et l'automatisation se confirme... Le dernier Observatoire des métiers du groupe PSA montre que 550 emplois sont désormais dits "sensibles", c'est-à-dire en perte de vitesse et nécessitant une reconversion vers une fonction "à l'équilibre" - où la demande égale l'offre - ou "en tension" (demande plus forte que l'offre) - ou impliquant à terme un départ non remplacé.

"Avec la crise Covid, tous les métiers ont pris un coup, mais au global, la tendance structurelle est relativement stable", commente un responsable syndical présent à la réunion.

Les 550 postes dits sensibles représentent en effet un taux de 14% de l'effectif du constructeur en France, très proche du précédent observatoire d'octobre 2019 mais bien supérieur à celui octobre 2018 (6%), signe de l'accélération de la mutation de l'industrie, écrit l'agence de presse Reuters, qui a eu accès au compte rendu de l'observatoire.

Demande croissante pour les métiers liés au digital

PSA observe une demande croissante pour les métiers liés au digital, à l'automatisation, au sourcing lointain, aux flux de transport internationaux, aux logiciels, aux aides à la conduite et à la chaîne de traction électrique. Cette dernière devrait offrir des perspectives de reconversion aux salariés spécialisés dans le diesel, où PSA estime que "les compétences seront nettement moins utiles après 2025."

Le gouvernement veut croire que l'essor des véhicules électrifiés, et le coup de semonce de la crise du coronavirus, qui a souligné le danger d'une trop grande dépendance vis-à-vis de pays low cost lointains, compenseront les emplois perdus à cause des délocalisations engagées depuis longtemps chez PSA, Renault ou les grands équipementiers.

Coût du travail moins élevé

La voiture électrique est plus simple et plus rapide à produire qu'un véhicule essence ou diesel. Elle se prête également à un assemblage plus automatisé où l'Hexagone garde toutes ses chances dès lors que le coût du travail ne pèse pas plus de 10-15%. La France serait alors en mesure de conserver aussi sur son sol l'ensemble de la chaîne de traction électrique - moteur, électronique de puissance et batterie - soit l'essentiel de la valeur du produit.

Si l'on compare les coûts de production français aux pays low cost d'Europe de l'Est, d'Asie ou du Maghreb, les coûts salariaux (salaires, charges sociales et temps de travail) représentent 70% de l'écart, les amortissements (d'usines plus anciennes) 24% et les impôts de production 6%.

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