Automobile : les Français ont du mal à lâcher le diesel

Automobile : les Français ont du mal à lâcher le diesel©Boursier.com

Orange avec Boursier.com, publié le mardi 25 mai 2021 à 15h16

Ils ne semblent pas prêts à se convertir à la voiture électrique : 64% n'envisagent pas d'en acheter une dans les cinq ans, et 67% jugent ce type de véhicule trop cher, selon une étude.

Ils ne semblent pas prêts à se convertir à la voiture électrique : 64% n'envisagent pas d'en acheter une dans les cinq ans, et 67% jugent ce type de véhicule trop cher, selon une étude.

L'interdiction de la vente de véhicules thermiques a été fixée à 2040 en France, mais les véhicules traditionnels, notamment diesel, devraient entrer en disgrâce bien avant, avec la mise en place des zones à faibles émissions (ZFE), appuyées sur le système Crit'Air.

Un changement mal compris par les Français, comme le montre un sondage réalisé par Harris Interactive et dévoilé par 'Le Parisien'. Selon cette étude, 71% d'entre eux considèrent que la suppression des véhicules diesel dans les agglomérations est une mesure excessive.

60% du parc roule au diesel

"Dans les années 1980, les pouvoirs publics poussaient le diesel à fond, il est normal que la marche arrière actuelle ait créé un malentendu", décrypte Olivier Hanoulle, associé chez Roland Berger, spécialiste de l'automobile, interrogé par le journal. Actuellement 60% du parc français roule au diesel.

Par ailleurs, les intéressés sont mal informés sur ces évolutions : 40% savent que ce basculement de certaines zones urbaines en ZFE est programmé mais 60% ignorent ce dont il s'agit.

Sujet sensible

Les Français restent donc très attachés au diesel, et le sujet est particulièrement sensible, puisque l'idée de rapprocher la fiscalité du gazole et de l'essence avait été un des détonateurs de la crise des Gilets jaunes à l'automne 2018. Et ils ne semblent pas prêts à se convertir à la voiture électrique : 64% n'envisagent pas d'en acheter une dans les cinq ans, et 67% jugent ce type de véhicule trop cher.

Autre problème, l'autonomie, qui est jugée insuffisante par 60% des sondés. Interrogé par 'Le Parisien', un cadre de l'industrie automobile confie que les hybrides rechargeables "carburent car ils rassurent", contrairement aux 100% électriques, difficiles à vendre.

Satisfaction

Chez Avere-France, association pour la mobilité électrique, les retours sont pourtant positifs, avec 90% des acheteurs d'un véhicule électrique qui se déclarent "très satisfaits". Mais les aides à l'achat semblent donc cruciales, malgré un bonus écologique programmé pour baisser de 1.000 euros à partir du 1er juillet.

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