Avant le G20, Lagarde fait le point avec les dirigeants argentins

Avant le G20, Lagarde fait le point avec les dirigeants argentins
La directrice du FMI, Christine Lagarde, lors d'une conférence de presse à Washington, le 14 juin 2018

AFP, publié le vendredi 20 juillet 2018 à 17h51

La directrice du FMI Christine Lagarde est arrivée vendredi en Argentine, 24 heures avant le G20 Finances, pour rencontrer les autorités argentines, après l'octroi d'un prêt de 50 milliards de USD pour stabiliser la troisième économie d'Amérique latine.

Mme Lagarde devait réitérer vendredi à Buenos Aires le soutien de la politique menée par le président de centre-droit Mauricio Macri et son ministre de l'Economie Nicolas Dujovne, engagés dans une cure d'austérité, pour faire baisser le déficit budgétaire et réduire ainsi l'inflation, qui est d'environ 30% sur les 12 derniers mois.

Le FMI a versé en juin 15 milliards de dollars à l'Argentine, première partie du prêt de 50 milliards négocié avec le fonds. L'Argentine explique avoir appelé le FMI à l'aide, afin d'éviter une crise économique et enrayer la crise du peso qui s'est déprécié de 35% entre avril et juin.

Samedi matin, en ouverture du G20, Mme Lagarde devait donner une conférence de presse en compagnie de Nicolas Dujovne, ministre de l'Economie et des Finances de l'Argentine, qui préside cette année le G20.

Le ministre allemand des Finances Olaf Scholz a également apporté son soutien aux dirigeants argentins, soulignant qu'il "était approprié de se tourner vers le FMI de manière anticipée, afin de faire face opportunément aux défis économiques". "Je me félicite de l'engagement du gouvernement à affronter les déséquilibres macroéconomiques et à soutenir une croissance durable dans le cadre d'un programme ambitieux, soutenu par le FMI", a-t-il ajouté.

L'opposition à M. macri et des organisations syndicales ont prévu de manifester vendredi et samedi contre l'accord conclu par l'Argentine avec le FMI, estimant qu'il allait se traduire par de nouveaux sacrifices pour la plupart des Argentins, dont environ 30% vivent dans la pauvreté.

Jeudi, la Confédération générale du Travail (CGT), la principale centrale syndicale du pays, a averti que l'accord Argentine-FMI "ouvrait la voie à un conflit sans fin". "Ce programme d'austérité n'est pas viable dans un pays où l'économie est déjà paralysée", a déclaré un des dirigeants de la CGT Juan Carlos Schmid.

Vous êtes responsable des propos que vous publiez.
Merci de respecter nos CGU