BCE : Christine Lagarde n'a pas épuisé toute sa "boîte à outils" !

BCE : Christine Lagarde n'a pas épuisé toute sa "boîte à outils" !©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 20 octobre 2020 à 11h38

Une majorité d'économistes s'attend à ce que la banque centrale prolonge et augmente en décembre son "programme d'achats d'urgence face à la pandémie" (PEPP), dont le montant est pour l'instant fixé à 1.350 milliards d'euros.

Les nouvelles mesures de lutte contre le coronavirus prises en Europe vont peser sur la conjoncture, a prévenu Christine Lagarde dans un entretien accordé au journal 'Le Monde'. "La deuxième vague épidémique en Europe, notamment en France, et les nouvelles mesures de restriction qui l'accompagnent ajoutent à l'incertitude et pèsent sur la reprise... Après le rebond observé cet été, la reprise était inégale, incertaine et incomplète. Elle risque désormais de s'essouffler", estime la présidente de la Banque centrale européenne (BCE).

Le scénario central de la BCE prévoit pour 2020 une chute du PIB de 8% en moyenne dans la zone euro, en incluant des hypothèses de restrictions partielles, et localisées. "Si la situation se détériore, cela noircira évidemment nos prévisions, que nous réviserons en décembre", déclare Christine Lagarde.

"Boîte à outils"

"Nous n'avons pas épuisé toutes les possibilités de notre boîte à outils. S'il faut faire plus, nous ferons plus", ajoute-t-elle... Si l'ex-patronne du FMI reste évasive, une majorité d'économistes s'attend à ce que la banque centrale prolonge et augmente en décembre son "programme d'achats d'urgence face à la pandémie" (PEPP), dont le montant est pour l'instant fixé à 1.350 milliards d'euros.

Mettre en oeuvre le plan de relance

La présidente de la BCE appelle également les Etats européens à mettre en oeuvre rapidement le plan de relance de 750 milliards d'euros validé en juillet.

"L'objectif de la Commission est de pouvoir les verser début 2021 et il doit absolument être tenu", dit-elle.

"La balle est dans le camp des Etats, qui doivent présenter leurs plans de relance - certains sont déjà prêts -, et de la Commission, qui devra les passer au crible rapidement. Les responsables politiques devront aussi aller vite, notamment les parlements nationaux pour adopter les dispositifs."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.