Bercy dit "non" au malus en fonction du poids des voitures

Bercy dit "non" au malus en fonction du poids des voitures©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 25 septembre 2020 à 10h57

"Dans le contexte économique actuel, je ne veux aucune augmentation d'impôt et je veux protéger les emplois industriels, les usines et le pouvoir d'achat des Français", a affirmé Bruno Le Maire...

Bientôt un nouveau malus en fonction du poids des voitures ? Alors les premières lignes du projet de loi de finances (PLF) 2021 doivent être présentées lundi prochain, le ministre de l'Economie et des Finances a tenu à se montrer ferme concernant le débat autour d'un nouveau malus calculé sur le poids des véhicules. Il s'agit de l'une des propositions de la Convention citoyenne pour le climat, dont les conclusions ont été dévoilées en juin dernier.

Interrogé par 'Les Echos' ce vendredi, Bruno Le Maire a dit rejeter fermement cette idée. "Dans le contexte économique actuel, je ne veux aucune augmentation d'impôt et je veux protéger les emplois industriels, les usines et le pouvoir d'achat des Français", a-t-il assuré.

Cette proposition avait déjà fait son apparition en 2019. Elle avait été alors portée par quelques députés LaREM, dont l'actuel ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, mais n'avait finalement pas abouti face à la colère des industriels.

Les véhicules de plus de 1.400 kilos

Selon la proposition de la Convention citoyenne pour le climat, ce malus concernait les véhicules de plus de 1.400 kilos, qui devaient ainsi être taxées en fonction de leur poids, à hauteur de 10 euros par kilo. Tous les types de véhicules étaient concernés, aussi bien les thermiques que les électriques ou les hybrides. Cette taxe pourrait générer 1,2 milliard d'euros de recettes pour l'Etat.

Les professionnels de l'automobile redoutent de leur côté un nouvel alourdissement de la fiscalité environnementale. "Ce malus impacterait 70% des voitures produites en France au moment où l'on veut lancer un programme de localisation de l'automobile du futur dans notre pays", a également souligné le président de la Plateforme automobile Luc Chatel dans un entretien à 'L'Opinion'.

Les acteurs du secteur déjà informés ?

Si Bercy rejette fermement ce malus au poids, le ministère de la Transition écologique continue de travailler dessus, précise 'Les Echos'. Cette taxe pourrait alors revenir sur la table, en figurant dans le projet de loi climat, que Barbara Pompili doit présenter en Conseil des ministres d'ici à la fin de l'année.

Selon les informations du 'Monde', les services du ministère de l'écologie ont informé, depuis le 11 septembre dernier, les acteurs du secteur automobile de cette mesure, qui reprend les recommandations de la Convention citoyenne pour le climat...

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