Berger: les actionnaires de Carrefour "doivent participer aux efforts"

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 Laurent Berger, numéro un de la CFDT, le 13 octobre 2017 à Paris

Laurent Berger, numéro un de la CFDT, le 13 octobre 2017 à Paris

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© AFP, BERTRAND GUAY

AFP, publié le jeudi 15 février 2018 à 15h36

Les actionnaires de Carrefour "doivent participer aux efforts", a réaffirmé jeudi Laurent Berger, numéro un de la CFDT, en réclamant "une année blanche sur le versement des dividendes", lors d'un rassemblement de la CFDT Carrefour à Paris contre le "recul social" dans le groupe.

"Ce qui se passe, c'est clairement la démonstration que les évolutions de secteurs professionnels se font sur le dos de l'emploi et des travailleurs", a-t-il fustigé, en réitérant ses critiques sur la méthode "brutale" employée pour annoncer, sans information préalable des instances représentatives du personnel, le 23 janvier, le "plan de transformation" du groupe.

"Les travailleurs ne doivent pas être la variable d'ajustement", a-t-il déclaré devant 200 à 300 personnes, parfois venues de Normandie, de Bretagne, ou encore des Hauts-de-France, et rassemblées sous la pluie en fin de matinée devant un centre commercial du XIIIème arrondissement. Face aux "mutations" de la grande distribution, M. Berger a demandé qu'"on anticipe" en discutant "des parcours professionnels, des évolutions, des reconversions si nécessaire".

Le lieu de la manifestation n'avait pas été choisi au hasard: le supermarché Carrefour de ce centre doit bientôt passer en location gérance, avec une perte estimée à "deux mois de rémunération" pour ses 176 salariés, selon la CFDT.

Dans le même quartier se trouvent également cinq magasins ex-Dia, dont l'un va fermer dans le cadre du plan du Pdg Alexandre Bompard, qui prévoit la suppression de milliers d'emplois. 

"On est venu dire merci à Carrefour pour ce magnifique plan social annoncé par voie de presse", avait plus tôt ironisé au micro Sylvain Macé, délégué de groupe. 

Au-delà des suppressions de postes, la CFDT "veut mettre la lumière sur la grande injustice faite aux salariés" des magasins qui vont passer en location gérance, une façon "de remettre en cause la convention collective" Carrefour, a-t-il dit.

Un changement de modèle qui s'accélère, avec une vingtaine de supermarchés concernés par an, et maintenant cinq hypermarchés. Une première étape, selon les syndicats qui craignent le passage, à terme, d'une quarantaine d'hypermarchés en location gérance. "Ce n'est pas parce qu'on est de l'Aisne qu'on va se faire tondre comme des moutons", disait une pancarte des salariés de l'hyper de Château-Thierry, l'un des premiers concernés.

Quant aux employés des ex-magasins Dia (273 fermetures ou cessions prévues), ils sont "coupés du monde" et "vont payer le plus lourd tribut au plan Bompard", a ajouté M. Macé.

La CFDT devait aller interpeller ensuite la fédération du commerce et de la distribution (FCD), l'organisme patronal du secteur. 

Depuis fin janvier, les syndicats ont déjà organisé plusieurs mobilisations, pour l'instant en ordre dispersé. La CGT a multiplié les débrayages et prévoyait une nouvelle initiative ce jeudi à Chilly-Mazarin (Essonne). Quant à FO, qui a dû reporter un rassemblement prévu devant le siège de Carrefour France à Massy (Essonne), elle appelle à la grève samedi dans les 14 magasins de la filiale SDNH.

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6 commentaires - Berger: les actionnaires de Carrefour "doivent participer aux efforts"
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    Tueur -

    Tu sais ce qu'ils te disent les actionnaires de Carrefour ??????

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    Tueur -

    Je te croyais plus intelligent ........

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    Tueur -

    Petit démago !

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    jimmy973 -

    le probléme, c'est que , si les actionnaires ne sont pas "indemnisé" de l'immobilisation de leur argent dans une entreprise, ils vont la quitter. Et se faisant, la cotation du titre va baisser. En conséquence de quoi, les banques voyant la valeur de l'entreprise baissée, vont moins prêter, moins faire confiance, et faire payer "le risque de prêt" plus cher.
    Quant au bilan, l'entreprise devra assumer une perte de sa valeur, des dettes plus couteuses, et donc un bénéfice d'autant moindre. Ce qui, pour les actionnaires, est un signe de : je part, je continue de partir progressivement, je n'investis plus dans cette entreprise, cette entreprise va mal, placer de l'argent sur ce cheval est un risque, dois-je le prendre ? Au bénéfice de qui ?..........

    Mais, pour savoir cela, il faudrait que les syndicalistes fassent HEC !...
    Et si ça arrivait, ils ne seraient plus syndicalistes !...

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    Tueur -

    bien résumé.......

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    jimmy973 -

    le probléme, c'est que , si les actionnaires ne sont pas "indemnisé" de l'immobilisation de leur argent dans une entreprise, ils vont la quitter. Et se faisant, la cotation du titre va baisser. En conséquence de quoi, les banques voyant la valeur de l'entreprise baissée, vont moins prêter, moins faire confiance, et faire payer "le risque de prêt" plus cher.
    Quant au bilan, l'entreprise devra assumer une perte de sa valeur, des dettes plus couteuses, et donc un bénéfice d'autant moindre. Ce qui, pour les actionnaires, est un signe de : je part, je continue de partir progressivement, je n'investis plus dans cette entreprise, cette entreprise va mal, placer de l'argent sur ce cheval est un risque, dois-je le prendre ? Au bénéfice de qui ?..........

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