Blanquefort : Le Maire juge l'attitude de Ford "indigne"

Blanquefort : Le Maire juge l'attitude de Ford "indigne"
Logo du constructeur auto Ford

Boursier.com, publié le mardi 26 février 2019 à 10h02

Le ministre de l'Economie et des Finances annonce la création d'un groupe de travail pour "mettre toute notre énergie pour imaginer l'avenir industriel du site".

L'usine de fabrication de boîtes de vitesse de Ford à Blanquefort devrait fermer au mois d'août. Le constructeur américain a confirmé lundi au personnel de son usine Ford Aquitaine Industrie (FAI) à Blanquefort (Gironde) son refus du projet de reprise présenté par le groupe belge Punch.

"Nous regrettons que cette offre n'ait pas été acceptée", a déclaré dans la foulée le ministre de l'Economie et des Finances, à l'issue d'une réunion à Bercy avec les représentants du personnel et les élus locaux au sujet du site situé dans la banlieue bordelaise. "L'attitude qu'a eue Ford (...) est indigne d'un grand groupe industriel", a ajouté Bruno Le Maire, en annonçant la création d'un groupe de travail pour "mettre toute notre énergie pour imaginer l'avenir industriel du site".

Punch, seul candidat à la reprise de cette usine fabriquant des boîtes de vitesse automatiques et comptant 850 salariés, avait présenté un dernier projet après avoir essuyé plusieurs refus de la part de Ford malgré le soutien du gouvernement français et l'accord de la majorité des syndicats qui y voyaient la possibilité de sauver environ 400 emplois. "Nous avons depuis le début été très clairs sur ce qui serait un plan robuste de reprise avec par exemple des confirmations de financements ou des carnets de commandes pérennes", a rappelé lundi le porte-parole du géant américain.

Trop de risques dans cette offre

Dans le message envoyé lundi au personnel, Ford a confirmé son refus de donner suite à la dernière offre de Punch "car elle comportait beaucoup trop de risques. L'entreprise est dans l'attente de l'approbation du PSE, afin d'être en mesure d'apporter aux salariés les assurances et la clarté dont ils ont besoin pour leur avenir".

Un premier plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) avait été refusé par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) le 28 janvier pour des questions de procédure, mais Ford a présenté une nouvelle version le 11 février. L'administration a jusqu'au 4 mars pour l'homologuer ou non.

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