Borne: il faut un professionnel de l'aérien à la tête d'Air France-KLM

Borne: il faut un professionnel de l'aérien à la tête d'Air France-KLM
La ministre des Transports Elisabeth Borne à l'Assemblée natioanle à Paris, le 26 juin 2018

AFP, publié le jeudi 28 juin 2018 à 09h52

La ministre des Transports Elisabeth Borne a estimé jeudi que le futur patron d'Air France-KLM devrait être "un professionnel du transport aérien", douchant les espoirs du directeur financier de Veolia Philippe Capron dont le nom avait été mentionné.

"C'est important qu'on ait un professionnel du transport aérien", a déclaré Mme Borne sur Radio Classique.

"C'est un domaine assez particulier, on est dans un domaine très compétitif, Air France-KLM est dans une compétition mondiale, et je pense que c'est important qu'on trouve quelqu'un qui soit un spécialiste du domaine aérien et qui puisse prendre au plus vite les commandes de la compagnie qui a des défis importants devant elle", a-t-elle expliqué.

La ministre a de fait enterré la candidature de Philippe Capron, le directeur financier de Veolia dont le nom a été avancé pour succéder à Jean-Marc Janaillac à la tête du groupe franco-néerlandais.

"Je vous le confirme", a-t-elle dit, quand on lui faisait remarquer que M. Capron n'était pas un professionnel de l'aérien.

"Le processus n'est pas arrivé à son terme (...) et le comité de nomination va poursuivre son travail", a relevé Mme Borne, rappelant que c'est à ce comité de trouver un nouveau patron au groupe.

"C'est dans l'intérêt de tout le monde si on peut avoir trouvé le nouveau patron de la compagnie dans le courant du mois de juillet", a-t-elle estimé.

Jean-Marc Janaillac avait démissionné le 4 mai, conformément à son engagement, à la suite d'une consultation du personnel sur un accord salarial, rejeté à 55,44%.

Il a été provisoirement remplacé par Anne-Marie Couderc, présidente non-exécutive de la compagnie qui dirige aussi le comité de nomination.

Quinze journées de grève entre fin février et début mai ont coûté entre 300 et 350 millions d'euros à la compagnie, dans un contexte ultra concurrentiel avec des compagnies du Golfe très agressives sur les prix et l'émergence de low-cost long-courrier.

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