Brexit : Boris Johnson espère toujours un accord sur la question de la frontière irlandaise

Brexit : Boris Johnson espère toujours un accord sur la question de la frontière irlandaise©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 22 août 2019 à 15h03

Le nouveau Premier ministre britannique a fait part d'un certain optimisme concernant un éventuel accord sur le Brexit d'ici au 31 octobre

Boris Johnson est ce jeudi à Paris après avoir rendu visite à la chancelière allemande, Angela Merkel, hier à Berlin. Si le nouveau Premier ministre britannique a fait part d'un certain optimisme concernant un éventuel accord sur le Brexit d'ici au 31 octobre, Emmanuel Macron s'est montré beaucoup plus circonspect. "Permettez-moi d'être très clair, nous ne trouverons pas un nouvel accord de retrait dans les 30 jours qui sera très différent de l'accord existant", a déclaré le président français. "Nous devons respecter ce qui a été négocié".

Encore du temps selon le Premier ministre britannique

L'accord actuel, conclu après 19 mois de négociations entre Theresa May et les 27 autres gouvernements de l'UE, a déjà été rejeté trois fois par le Parlement britannique. B.Johnson exige notamment que l'UE supprime ce que l'on appelle le "backstop", le mécanisme conçu pour garder la frontière irlandaise exempte de contrôles, qui est un élément clé de l'accord. "Nous avons suffisamment de temps pour trouver une solution pour la frontière", a assuré le Premier ministre britannique. Emmanuel Macron a de son côté indiqué qu'il ne s'agissait pas seulement d'un mécanisme technique, mais d'un garant de la stabilité en Irlande et dans la province d'Irlande du Nord.

Optimisme de rigueur

Le chef du gouvernement conservateur, qui s'est engagé à sortir "coûte que coûte" de l'Union européenne au 31 octobre, s'est dit un peu plus tôt "fortement encouragé" par les discussions qu'il a eues la veille avec la chancelière allemande. "Je veux un accord et je pense que nous pouvons obtenir un accord et un bon accord", a souligné Boris Johnson. Il a ajouté que le gouvernement britannique ne rétablirait dans aucun cas de contrôles à la frontière irlandaise, appelée à devenir après le divorce la seule frontière terrestre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Selon le dirigeant, il est possible de préserver à la fois l'intégrité du marché unique européen et l'intégrité du Royaume-Uni.

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