Brexit : Bruxelles et Londres se donnent jusqu'à dimanche pour un accord

Brexit : Bruxelles et Londres se donnent jusqu'à dimanche pour un accord
janvier 2020

Orange avec Boursier.com, publié le jeudi 10 décembre 2020 à 09h59

Boris Jonhnson et Ursula von der Leyen n'ont pas trouvé d'accord, au terme de leur "dîner de la dernière chance".

Boris Jonhnson et Ursula von der Leyen n'ont pas trouvé d'accord, au terme de leur "dîner de la dernière chance".

Un dîner "animé" et "franc", avec Boris Johnson... La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le Premier ministre britannique sont convenus de fixer à dimanche la date butoir pour les négociations sur un accord commercial post-Brexit. Ils ont dû se séparer sur un nouvel échec au terme de leur rencontre mercredi soir à Bruxelles.

"Des écarts très importants demeurent entre les deux camps et il n'est toujours pas sûr que cela puisse être surmonté", a déclaré une source haut placée à Downing Street.

Ce représentant britannique a déclaré que Boris Johnson ne voulait pas clore les discussions sans avoir envisagé toutes les voies possibles. Ainsi, a-t-il poursuivi dans un communiqué, le Premier ministre britannique et la présidente de la Commission européenne sont convenus que les équipes de négociateurs poursuivent les échanges au cours des prochains jours.

Un accord trop éloigné

Les deux camps demeurent "très éloignés" sur un accord, a déclaré Ursula von der Leyen dans un communiqué distinct, ajoutant qu'une décision sera prise "d'ici la fin du week-end".

Les craintes d'un "no deal" sont importantes, plus de quatre ans après que les Britanniques se sont prononcés en faveur de la sortie de l'UE.

Sortir de l'impasse

Londres et Bruxelles avaient décrit la réunion de jeudi comme la "dernière chance" pour sortir de l'impasse dans les négociations sur les futures relations commerciales entre les deux blocs, tout en reconnaissant qu'un accord pourrait leur échapper.

Si le Royaume-Uni a formellement quitté le bloc communautaire en janvier dernier, une période de transition de onze mois s'est alors ouverte, avec le maintien du pays dans le marché unique.

Avant de se rendre à Bruxelles mercredi soir, Boris Johnson a déclaré devant le Parlement britannique que l'UE voulait que Londres respecte à l'avenir de nouvelles règlementations européennes sous peine d'être puni et qu'elle "insistait" également pour que le Royaume-Uni abandonne sa souveraineté sur ses zones de pêche.

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