Brexit : coup d'envoi de la 2ème phase prévu vendredi à Bruxelles

Brexit : coup d'envoi de la 2ème phase prévu vendredi à Bruxelles©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 13 décembre 2017 à 19h36

Les chefs d'Etat et de gouvernement européens, réunis vendredi et samedi à Bruxelles, devraient valider vendredi les recommandations du négociateur européen du Brexit, Michel Barnier, en vue d'ouvrir la seconde phase des négociations du divorce entre l'Union européenne et le Royaume-Uni.

Selon des sources à l'Elysée citées par des agences de presse, l'ouverture de la seconde phase sera "sans doute" décidée lors de la réunion à 27, vendredi matin, à Bruxelles sur le sujet.

Michel Barnier a ainsi jugé que les progrès étaient suffisants sur la première phase - droits des expatriés, frontière irlandaise et reste à payer pour Londres - pour ouvrir la seconde, qui portera sur les relations du pays avec l'Union européenne après sa sortie du bloc fin mars 2019.

Vers un accord de libre-échange sur le modèle existant avec le Canada

Mardi, Michel Barnier s'est dit en mesure de présenter en début d'année prochaine un projet de traité sur la sortie de la Grande-Bretagne du bloc communautaire. Toutefois, le négociateur a prévenu qu'un accord de libre-échange ne pourra être bouclé avant le Brexit, qui est prévu pour le 29 mars 2019. Il n'y a "aucune possibilité" qu'un accord de libre-échange soit conclu avant le Brexit, et seule "une déclaration politique" organisant le Brexit sera prête à cette date-là, a affirmé Michel Barnier, reprenant une position affichée par Bruxelles.

L'Union met généralement plusieurs années pour conclure des accords commerciaux avec des pays tiers et le dernier en date, avec le Canada, qui pourrait servir de modèle selon Michel Barnier, comporte plus de 1.500 pages.

Un période de transition de deux ans après le Brexit ?

Ainsi, à partir de janvier 2018, les 27 prévoient de discuter de la période de transition de deux ans demandée par Theresa May, la Première ministre britannique, afin d'éviter une rupture brutale après le départ du Royaume-Uni de l'UE, prévu le 29 mars 2019. Pendant cette transition de deux ans, jusqu'en mars 2021, le Royaume-Uni resterait de facto dans le marché unique et l'union douanière, conservant toutes les réglementations actuelles.

Londres continuerait aussi d'appliquer le droit européen, de cotiser à son budget et resterait soumis à la juridiction de la Cour de justice de l'UE (CJUE). En revanche, le Royaume-Uni n'aurait plus voix au chapitre dans le processus de prise de décisions de l'UE.

La facture devrait s'élever entre 40 et 45 MdsE pour Londres

Vendredi 8 décembre, l'Europe et le Royaume-Uni étaient enfin parvenus à s'entendre sur les modalités du Brexit, ouvrant la voie à l'ouverture de la 2ème phase. Les progrès ont ainsi été jugés suffisants concernant les trois principaux sujets, à savoir les droits des citoyens de l'UE au Royaume-Uni, la frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord, ainsi que la facture du Brexit pour Londres, qui devrait finalement s'élever entre 35 et 39 milliards de livres, soit entre 40 et 45 MdsE.

Les citoyens de l'Union vivant au Royaume-Uni et les citoyens britanniques installés dans l'UE27 conserveront les mêmes droits une fois que le Royaume-Uni aura quitté l'Union. Quant à la question irlandaise, le Royaume-Uni reconnaît la singularité de l'île d'Irlande et a pris des engagements importants pour éviter la mise en place d'une frontière physique entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande d Nord, province britannique.

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