Brexit : enfin des avancées dans les négociations ?

Brexit : enfin des avancées dans les négociations ?
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Boursier.com, publié le jeudi 01 novembre 2018 à 17h44

Les rumeurs vont bon train ces dernières heures sur le calendrier et les modalités du Brexit, à moins de six mois du départ du Royaume-Uni, prévu pour le 29 mars 2019. Le ministre britannique en charge de cet épineux dossier, Dominic Raab, a estimé mercredi qu'un accord avec les Européens pourrait être finalisé d'ici au 21 novembre, laissant entendre que les discussions s'étaient enfin débloquées.

Le journal 'Times' écrit quant à lui jeudi que la Première ministre Theresa May a trouvé un accord avec les négociateurs européens, censé permettre au secteur financier britannique de conserver l'accès au marché unique de l'UE après le Brexit - un point particulièrement compliqué dans les négociations.

Mais l'information a été rapidement démentie, par le gouvernement britannique, puis par des responsables européens, évoquant des "spéculations". Le principal négociateur européen, Michel Barnier, a également repoussé l'hypothèse un accord. "Articles de presse trompeurs aujourd'hui sur le Brexit et les services financiers", a-t-il écrit sur Twitter.

"Rappel: l'UE peut accorder et retirer l'équivalence de certains services financiers de manière autonome. A l'instar d'autres pays tiers, l'UE est prête à avoir un dialogue approfondi sur ces questions réglementaires avec le Royaume-Uni dans le plein respect de l'autonomie des deux parties", a ajouté Michel Barnier.

La livre s'envole

Mais ces démentis n'ont pas stoppé l'ascension de la livre sterling, qui bondissait jeudi après midi de 1,3% à 1,2938 dollar. Selon 'Le Times', Londres a donc trouvé un accord avec les négociateurs européens qui va permettre au secteur financier britannique de conserver l'accès au marché unique de l'Union après le Brexit. Ce dernier avait dénoncé en juillet dernier le plan de Brexit de Theresa May, auquel il reprochait de ne pas tenir compte de ses propres propositions pour faciliter ses activités dans l'UE après le Brexit.

L'UE s'inquiète de la position du gouvernement britannique, qui reste empêtré dans des disputes internes et qui, même en cas d'accord, devra encore soumettre le texte négocié au Parlement. Ces derniers jours, les discussions entre l'UE et Londres ont une nouvelle fois buté sur la solution qui permettrait d'éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, afin de sauvegarder les Accords de paix de 1998.

La BoE s'en mêle

La Banque d'Angleterre (BoE) n'a pas modifié son taux directeur jeudi et a laissé entendre que les hausses de taux futures seraient un peu plus rapides si le Brexit se passait bien. La banque centrale juge toutefois que tout serait à revoir si la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne ne se faisait pas en douceur en mars prochain.

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