Brexit : les pêcheurs français s'inquiètent

Brexit : les pêcheurs français s'inquiètent©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 24 juillet 2019 à 11h55

Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, promet de se "bagarrer" afin de permettre aux pêcheurs français de continuer à travailler dans les eaux britanniques.

Boris Johnson va prendre ce mercredi ses fonctions de Premier ministre britannique et présenter l'équipe gouvernementale avec laquelle il entend parvenir au Brexit d'ici la fin du mois d'octobre, qu'un accord soit ou non conclu avec les Européens.

Le ministre français de l'Agriculture, Didier Guillaume, a promis mercredi de se "bagarrer" afin de permettre aux pêcheurs français de continuer à travailler dans les eaux britanniques, même dans le cas d'un Brexit dur. La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord préalable empêcherait automatiquement les Européens de pêcher dans les eaux poissonneuses du Royaume-Uni, et inversement.

"Je veux vraiment me bagarrer"

"Ce qui m'importe, dans mon secteur d'activité, dans un Brexit sans accord, c'est les conséquences sur la pêche et sur les pêcheurs français", a déclaré Didier Guillaume sur CNEWS. "Là-dessus, je veux vraiment me bagarrer", a-t-il ajouté, "je veux continuer à affirmer que nos pêcheurs doivent pouvoir continuer à aller dans les eaux britanniques".

La pêche est l'un des nombreux secteurs sur lequel le Brexit, pour l'heure programmé le 31 octobre, aura des répercussions immédiatement perceptibles. En dépit des accords en vigueur, le sujet est déjà sensible pour les pêcheurs des deux rives de la Manche qui se sont parfois accrochés, comme au mois d'août 2018. La Manche est alors devenue brièvement le théâtre de véritables scènes de batailles navales entre bateaux français et britanniques à propos de la pêche à la coquille Saint-Jacques.

Un Brexit le 31 octobre

L'ancien maire de Londres, qui a été désigné par la majorité des 160.000 délégués du Parti conservateur, succède à Theresa May au moment où le Royaume-Uni est divisé et affaibli après trois années d'une crise ouverte par le référendum sur la sortie de l'Union européenne.

Boris Johnson, qui fut l'un des défenseurs les plus bruyants du divorce, a promis qu'il donnerait, coûte que coûte, aux électeurs britanniques ce qu'ils ont souhaité lors du référendum de 2016, y compris au prix d'un bras de fer avec l'Europe.

"Comme un géant endormi, nous allons nous lever et nous libérer des chaînes du doute et des pensées négatives", a-t-il affirmé mardi après son élection par un peu plus de 92.000 voix face au ministre des Affaires étrangères Jeremy Hunt.

"Nous allons relancer ce pays. Le Brexit sera chose faite le 31 octobre et nous tirerons avantage de toutes les occasions qu'il nous apportera, avec un nouvel esprit: 'on peut le faire'", a-t-il promis.

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