Brexit : mise en garde de l'OCDE

Brexit : mise en garde de l'OCDE
Grande-Bretagne, Londres

Boursier.com, publié le mercredi 18 octobre 2017 à 11h13

"Le Royaume-Uni est entré dans une passe difficile, le Brexit créant de graves incertitudes économiques qui pourraient étouffer la croissance pour les années à venir". Tel a été le constat d'Angel Gurria, le secrétaire général de l'OCDE, à l'occasion de la publication d'un rapport consacré à la sortie du pays de l'Union européenne.

L'étude évoque notamment le coup porté au pouvoir d'achat des ménages par la hausse de l'inflation, le recul du taux d'épargne et la diminution du solde migratoire. L'OCDE table sur une une progression du produit intérieur brut (PIB) de 1,6% en 2017 puis d'à peine 1,0% en 2018. Elle met en avant la baisse des salaires réels, malgré un taux de chômage sous les 4,5%.

Le rapport note que la poursuite des progrès économiques dépendra de la réussite des négociations avec l'UE et de celles qui restent à venir avec les pays non membres de l'Union européenne. Elle recommande aux pouvoirs publics de déployer des efforts pour assurer une forte intégration des industries de réseau dans les chaînes de valeur mondiales et garantir un très bon accès des secteurs de services aux marchés étrangers.

Les discussions patinent

Pourtant, les discussions patinent entre Londres et ses voisins européens. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont demandé mardi à la Grande-Bretagne de faire plus de concessions dans les négociations sur le Brexit, ce qui ne laisse pas vraiment présager une avancée lors du Conseil européen de jeudi et vendredi à Bruxelles. Les dirigeants européens devraient redire vendredi aux Britanniques que les progrès sont encore insuffisants sur les modalités du divorce pour pouvoir lancer les discussions sur les futures relations commerciales, sans toutefois exclure que cela devienne possible en décembre.

Pour lancer la seconde phase des négociations, les Européens attendent des avancées sur les modalités du divorce. Trois sujets principaux posent toujours problème dans la première partie des discussions : la facture du Brexit, les droits des ressortissants européens au Royaume-Uni et britanniques dans l'UE, et la frontière nord-irlandaise).

La banque JPMorgan a lancé les paris lundi. Selon elle, la probabilité d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne sans accord sur les termes du divorce est montée à 25%, au lieu de 15% précédemment.

"La possibilité d'un 'no deal' ayant pris une part active du débat politique britannique ces deux dernières semaines, notre confiance (...) a été un peu ébranlée", explique Malcolm Barr, économiste de la banque américaine, dans une note à ses clients. "En conséquence, nous avons revu nos différents scénarios pour 2019 pour refléter une probabilité plus élevée d'absence d'accord."

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1 commentaire - Brexit : mise en garde de l'OCDE
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    jjll -

    Qu'en pensent Mme Le Pen et les anti UE ??? Les causeux sont devenus silencieux sur cette question bien précise.