Brexit : Theresa May doit maintenant convaincre le Parlement britannique

Brexit : Theresa May doit maintenant convaincre le Parlement britannique
15 novembre 2018 - Brexit

Boursier.com, publié le lundi 26 novembre 2018 à 10h43

Le divorce à l'amiable se profile entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni mais il reste encore beaucoup à faire. Les chefs d'Etats et de gouvernement étaient réunis dimanche pour un sommet à Bruxelles.

Ils ont approuvé deux documents : le traité fixant les conditions de la rupture entre Londres et Bruxelles, qui sera effective le 29 mars 2019, et une déclaration sur les relations commerciales qui entreront en vigueur à l'issue d'une période transitoire de deux à quatre ans.

Des critiques tous azimuts

La Première ministre, Theresa May, doit maintenant obtenir l'aval de la Chambre des Communes et elle aura fort à faire. Le texte est critiqué à la fois par les députés les plus favorables au Brexit et les plus pro-européens. Un vote négatif ouvrirait la possibilité d'un départ désordonné du Royaume-Uni de l'Union.

Le négociateur européen, Michel Barnier, a appelé tous les acteurs à prendre leurs responsabilités. "Nous avons travaillé et négocié avec le Royaume-Uni, jamais contre le Royaume-Uni", a-t-il dit. "Maintenant, il est temps que tout le monde prenne ses responsabilités. Tout le monde."

Le chef de file du Labour, Jeremy Corbyn, a répété que son parti s'opposerait à l'accord. Le Parti unioniste démocrate nord-irlandais, dont le soutien a permis à Theresa May de trouver une majorité, a annoncé qu'il ne soutiendrait pas le texte et qu'il réexaminerait son accord avec le gouvernement s'il était adopté à la Chambre des Communes.

"Seul accord possible"

Theresa May a qualifié le texte de "seul accord possible" respectant le vote en faveur du Brexit et maintenant une coopération étroite en matières économiques et de sécurité. "Dans une négociation, vous n'obtenez pas tout ce que vous voulez. Je crois que les Britanniques comprennent cela", a-t-elle déclaré.

Dans une lettre ouverte aux Britanniques, elle avait auparavant assuré qu'elle mènerait campagne "corps et âme" pour obtenir un accord au Parlement.

Pas de renégociation possible

Les dirigeants européens ont exclu l'hypothèse de renégocier l'accord de retrait, évoquée par certains adversaires ou concurrents politique de Theresa May. "Je ne veux pas interférer dans la décision du Parlement britannique", ni spéculer sur l'issue du vote, a déclaré le président français Emmanuel Macron, ajoutant qu'en cas de rejet, "il est très clair que ce sera d'abord à la Grande-Bretagne de proposer" et "de formuler des options".

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