Brexit: un accord de divorce, mais avec des questions en suspens

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 La Commission européenne et le gouvernement britannique ont affiché leur soulagement après leur accord de vendredi pour organiser le Brexit

La Commission européenne et le gouvernement britannique ont affiché leur soulagement après leur accord de vendredi pour organiser le Brexit

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© AFP, EMMANUEL DUNAND
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AFP, publié le lundi 11 décembre 2017 à 07h22

La Commission européenne et le gouvernement britannique ont affiché leur soulagement après l'accord conclu vendredi pour organiser le Brexit. Mais les modalités du divorce sont loin d'être réglées par ce compromis provisoire, qui laisse des questions en suspens.

Après six mois de tractations, la percée de vendredi va permettre d'ouvrir une deuxième phase de discussions centrée sur la future relation commerciale entre l'UE et Londres, si les dirigeants des 27 en conviennent lors d'un sommet le 15 décembre à Bruxelles.

L'accord d'étape entre les deux parties, qui était l'objectif de la première phase, n'a pourtant pas fixé tous les termes de la séparation. "Il faut encore le travailler, le consolider, le préciser", a admis le négociateur en chef de l'UE, Michel Barnier.

Des passages du compromis de 15 pages soulignent aussi son caractère précaire. "Rien n'est décidé tant que tout n'est pas décidé", y lit-on en préambule. La conclusion enfonce le clou, précisant que le texte n'est accepté par Londres qu'"à la condition d'un accord global" avec l'UE, incluant "le cadre de (leur) future relation".

"Pas d'accord signifie que nous ne paierons pas", a insisté dimanche le ministre britannique chargé du Brexit, David Davis, en référence au règlement financier, au coeur du compromis de vendredi, avec les droits des citoyens et le sort de la frontière irlandaise.

Des questions subsistent aussi sur le montant des sommes dues par Londres, pour lesquelles les deux parties ont mis au point une "méthodologie" de calcul sans fixer de chiffres.

- Ambiguïtés -

"Nous ne pouvons pas calculer exactement les sommes en question, tous ces chiffres vont bouger", a assuré M. Barnier, alors que les estimations officieuses de l'UE ces derniers mois approchaient 60 milliards d'euros.

Le gouvernement britannique n'a pas hésité lui à faire une évaluation, entre 40 à 45 milliards d'euros.

Mais ce dernier calcul ne prend pas en compte des éléments comme les "passifs éventuels". Un négociateur européen cite l'exemple d'un prêt à l'Ukraine garanti par l'UE, qui pourrait entraîner des dépenses pour les 28, y compris Londres, dans l'hypothèse où il ne serait pas remboursé.

Des interrogations subsistent aussi dans le dossier des droits des citoyens.

Le compromis clarifie le sort des Britanniques installés ailleurs dans l'UE et des Européens sur le sol britannique. Il garantit que ceux installés avant la date de retrait, fin mars 2019, pourront conserver leurs droits.

Les membres proches de la famille garderont le droit de rejoindre le détenteur d'un permis de résidence. Mais qu'en est-il des futurs conjoints? Le texte ne les mentionne pas, mais leurs droits "doivent être pleinement garantis", insiste l'eurodéputé Guy Verhofstadt, au nom du Parlement européen.

Concernant les Britanniques expatriés, les négociateurs n'ont par ailleurs pas décidé s'ils garderont leurs droits en déménageant dans un autre pays de l'UE.

Au Royaume-Uni, le texte précise que les droits seront incorporés dans la loi britannique et "prévaudront sur des législations incompatibles, à moins que le Parlement (britannique) abroge expressément cette loi à l'avenir".

Mais que se passerait-il dans ce dernier cas? Le document ne le précise pas. "Tout changement apporté par le Parlement britannique aux droits des citoyens sera très visible et ne pourra se faire que par l'abrogation expresse du traité", a commenté un membre de l'équipe de négociation européenne, Stefaan de Rynck.

- Casse-tête irlandais -

Les négociateurs ont fini par s'entendre vendredi sur "des principes politiques" concernant la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord. Mais un casse-tête s'annonce pour réaliser la promesse britannique d'éviter un retour d'une frontière physique sur l'île.

Si cet engagement n'est pas atteint par la négociation de la future relation UE-Londres ou des "solutions spécifiques", l'accord stipule que Londres maintiendra un "alignement complet" avec les règles du marché unique et de l'union douanière sur lesquelles sont basées la coopération Nord-Sud et l'Accord de paix de 1998.

Le texte assure en même temps qu'il n'y aura pas de "nouvelles barrières réglementaires" entre l'Irlande du Nord "et le reste du Royaume-Uni", alors que Londres dit vouloir quitter le marché unique et l'union douanière.

"Une série d'engagements contradictoires ont été faits et un nouveau volet de négociation séparé sur l'Irlande est désormais ouvert", souligne Jonhatan Powell, ancien chef de cabinet de Tony Blair, dans une tribune dans le Financial Times.

 
6 commentaires - Brexit: un accord de divorce, mais avec des questions en suspens
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    pepele57 -

    On va se faire avoir par les Anglichs, comme d'habitude.

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    ajlbn -

    l'article :

    Un ours polaire décharné, à l'agonie, devient un symbole du changement climatique


    Statut : refusé

    Il y a 11 minutes


    Il serait bon qu'un expert réellement indépendant de tout lobby se penche sur la fonte des glaciers. Un explorateur a fait l'amère expérience ( Y Bourgnon) il devait trouver une mer dégagée et s'est retrouvé bloqué par des glaces "qui n'existaient pas puisque non prévues par la météo". Dans cette affaire de climat des intérêts énormes sont en jeux, et certains se font une fortune sur les peurs et les fausses informations ou manipulations! Notre vie sur cette planète mérite plus et mieux! Par exemple, la première cause de destructions massives, d'horreurs, de crimes, de viols, de déplacements, de blessures profondes, de misères, de pollutions durables de la terre, de l'air, de l'eau, des plantes, et de toutes choses vivantes, sont les armes et les guerres. Il suffirait de les interdire, et ce serait un marqueur fort et incontestable de la volonté de nos dirigeants de nous préserver et de préserver notre environnement. Quant aux iles et terres qui par endroits sont menacées, il faudrait rappeler que certaines terres sont des atolls de corail, qui ne supportent pas les charges imposées, et s'enfoncent. Quant aux riches, qui ne sont surement pas suicidaires, ils continuent à acheter des iles et des grosses villas les pieds dans l'eau, ou des résidences sur des iles artificielles quasi au niveau des mers. Curieux! Ou alors ils sont de bons matelas de survie bien gonflés de billets flottants.
    12<<<< compteur du nombre de fois censuré et repassé;

    Encore censuré abusivement depuis 2 jours! Mon avis respecte la charte, même s'il déplait au dogme à la mode. Je le repasse autant de fois que nécessaire.

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    vivarais -

    on a des doutes quand au serieux du recrutement des modérateurs lorsqu'on voit que des propos anodins sont parfois refusés

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    JON-DE-LIONNE -

    de la censure , encore de la censure, toujours de la censure sur le Forum Orange.
    Et bien puisque sur la rubrique Finance, un bug est là ...... moi aussi
    référence à l'article :
    Quiz Philo - Qui a dit « Le travail rend libre » ?
    Statut : refusé
    Il y a une minute
    le 09 12 2017 à 17 02


    Je ne sais qui a dit cela mais je sais ceux qui ont dit cela plus que de raison !
    je sais ceux qui pendant de nombreuses années ont questionné de leur question ceux qui en bac de philo n'avaient besoin de savoir qui avait ces raisons.
    De raison il n'est question puisque dire qu'un dire travail serait à même de donner une satisfaction alors que la force du travail est de produire ce que la raison impose pour simplement vivre et emplir les estomacs des gens qui veulent vivre libre.
    Qui vous pose la question de savoir si la drogue rend libre ?
    Qui vous pose la question de savoir si l'idéologie vous rend libre?
    Qui vous pose la question de savoir si un dogme peut vous rendre libre ?
    Qui vous pose la question de savoir si la politique vous rend libre?

    on peut poursuivre ce questionnement à l'infini! et ce simple constat suffit à se demander pourquoi ils sont si nombreux à vouloir une réponse imposée à une question qui ne s'impose pas et qu'il semble difficile de justifier.
    C'est un peu comme si ils étaient nombreux à poser la question : la mort fait-elle réellement partie de la vie ?
    Bien sûr que ceux qui se pensent éternel, qui méprisent la vie au point de penser que leur conception et leur pensée seront éternelles seront à poser toujours et encore la même question : est-ce que mon travail me rend libre de vivre et de vivre encore ma vie. Mais c'est quoi la vie quand on accepte plus de faire ce qui est nécessaire pour être libre de se maintenir en vie et que l'on refuse le moindre travail sur soi même pour accepter sa propre mort libre de toutes contraintes ?

    Ah oui j'oubliais le progressisme à la Marc Zuckerberg du revenu universel et repris par le progressiste Hamon qui eux disent : soyez nos asservis et nous vous dirons ce que libre sera dans vos souvenirs; quelle beauté mercantiliste dans leur travail d'infantilisation conduisant à l'esclavage quel abrutissement final.

    Après tout, chacun ses chaînes et pour ma part je conçois que de ne point accepter, ni chaînes virtuelles, ni chaînes réelles peut donner au travail à faire sur soi sa vrai valeur de liberté. et c'est ce travail qui red libre comme la libre pensée, Le libre arbitre et la liberté de dire " je vous emmerde" à tous ceux qui voudraient et souhaiteraient vous voir travailler à autre chose que votre propre liberté?Je suis encore libre de dire cela ? ou faut-il encore fournir un travail supplémentaire pour dire et expliquer que je suis libre ?

    Là, je pense que le travail à faire est gigantesque pour briser les chaînes de l'idéologie et de l'endoctrinement de ceux qui en sont encore à penser des questions comme au temps de la question "moyen nageuse dans ces eaux troubles" .
    Faut-il se rendre à l’évidence et se dire que l'innocence complète de la victime prévaut sur la question, sur les fondements et les raisons de la question ?

    et au fait c'est quoi la liberté ?

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    jeva2 -

    je serais morte que les britanniques n' auront rien payé à l'EUROPE, car si elle n'existe plus la dette s'éteint

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