Bruno Le Maire ne commente pas les bons chiffres du chômage

Bruno Le Maire ne commente pas les bons chiffres du chômage©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 15 février 2018 à 14h38

L'embellie se confirme pour l'emploi en France. Le taux de chômage calculé au sens du BIT (Bureau international du Travail) est retombé 8,9% de la population active en France (hors Mayotte), au quatrième trimestre 2017. Il s'agit de son plus bas niveau depuis début 2009, avec un repli de 0,7 point, qui succède à une hausse de 0,2 point au trimestre précédent. Par rapport au quatrième trimestre 2016, la baisse est de 1,1 point, la plus forte depuis le premier trimestre 2008.

Dans le détail, le nombre de chômeurs a diminué de 205.000 au dernier trimestre 2017, à 2,5 millions de personnes. "Dans le même temps le taux d'emploi augmente de 0,6 point et le taux d'activité est quasi stable (+0,1 point)", détaille l'Insee dans un communiqué. Le taux de chômage diminue pour toutes les tranches d'âge, en particulier les jeunes et les 25-49 ans.

Chômage de longue durée

Parmi les chômeurs, 1,1 million déclarent rechercher un emploi depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée s'établit ainsi à 3,6% de la population active. Il diminue de 0,6 point sur le trimestre et de 0,7 point par rapport à fin 2016.

L'Insee fait également le point sur le "halo autour du chômage" : 1,5 million de personnes souhaitent un emploi sans être comptées comme chômeurs au sens du BIT. Après avoir diminué de 65 000 au troisième trimestre 2017, leur nombre augmente de 77.000 au quatrième trimestre ; il est quasi stable sur un an (+12 000).

Halo autour du chômage

Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, s'est refusé à commenter ces bons chiffres, rappelant que le gouvernement voulait être jugé dans la durée sur son action de réformes, "parce qu'on peut avoir de très bons chiffres à un moment, de moins bons à un autre et ce qui compte c'est la tendance de long terme".

"Nous avons toujours dit avec le président de la République qu'il faudrait attendre deux ans pour avoir des résultats qui veulent vraiment dire quelque chose", a-t-il ajouté devant la presse à l'issue d'une conférence sur la France et la zone euro à Bercy, réitérant les propos tenus mardi par Emmanuel Macron.

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