Bruno Le Maire reste "confiant" sur une croissance française à 1,8%

Bruno Le Maire reste "confiant" sur une croissance française à 1,8%©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 20 juin 2018 à 15h08

Bruno Le Maire s'est déclaré confiant mercredi quant à la solidité de la croissance française, évoquant une prévision de croissance de 1,8%, comparable à celle à partir de laquelle le gouvernement a construit le budget 2018 mais inférieure à celle de 2% figurant dans le programme de stabilité transmis en avril à la Commission européenne.

"La croissance française reste solide, je suis confiant là-dessus", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances sur franceinfo. "Nous maintenons notre prévision de croissance à 1,8%, on ne va pas ajuster la croissance tous les trois mois en fonction des événements", a-t-il déclaré, au lendemain de la publication des chiffres un peu moins optimistes de l'Insee.

"Le gouvernement ne révisera pas ses prévisions de croissance", a-t-il réaffirmé en milieu de journée lors d'un discours prononcé à l'occasion de l'assemblée générale de l'institution fédérant les artisans français, l'Assemblée permanente des chambres de métiers et de l'artisanat (ACPMA), à Paris.

L'Insee moins optimiste

La croissance de l'économie française devrait ralentir cette année, selon les données de l'Insee... Dans sa première prévision du produit intérieur brut (PIB) pour 2018, l'institut table sur une progression du PIB de +1,7% en 2018 après +2,3% en 2017.

Au total, le PIB progresserait de 0,3% au deuxième trimestre puis de +0,4% au troisième comme au quatrième trimestre 2018.

Cette prévision se situe sous celles des organisations internationales, qui s'échelonnent pour l'instant entre 1,9% et 2,1%, et de celle, plus récente, de la Banque de France, ramenée à 1,8%. Elle est aussi inférieure à celle du gouvernement (2,0%) dans son programme de stabilité pluriannuel diffusé en avril.

Prix du pétrole

En plus d'un contrecoup à la forte dynamique de 2017, l'Insee évoque plusieurs facteurs : les prix du pétrole, dont la hausse sur un an a été de 23% au premier trimestre et a accéléré depuis, la progression sensible de l'euro, même si la tendance s'est inversée fin avril et les tensions protectionnistes nourries par l'administration américaine...

S'y ajoute, pour la seule France, un contrecoup aux livraisons d'Airbus élevées de la toute fin d'année, un phénomène constaté maintenant depuis 2015, et une consommation des ménages atone pour cause de calendrier fiscal défavorable (hausses de la CSG, des carburants et du tabac).

Le chômage va continuer de baisser

Mais l'Insee juge que, "malgré ces nuages, l'environnement économique reste porteur" et que la demande extérieure adressée à la France devrait repartir dès le deuxième trimestre...

Toujours selon l'Insee, le taux de chômage continuerait de baisser en 2018, pour s'établir à 8,8% en fin d'année après 9% fin 2017 et 10% fin 2016. "Sous l'effet de créations d'emploi toujours solides, la tendance à la baisse du taux de chômage se poursuivrait à un rythme toutefois moindre qu'en 2017", précise l'institut de la statistique.

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