Bruno Le Maire table à terme sur une consolidation dans le ferroviaire

Bruno Le Maire table à terme sur une consolidation dans le ferroviaire
Alstom casques

Boursier.com, publié le jeudi 23 janvier 2020 à 10h55

L'entreprise française Alstom a mené des discussions préliminaires avec le groupe canadien Bombardier ces derniers mois en vue d'un possible rapprochement de leurs activités ferroviaires.

Bruno Le Maire a estimé jeudi qu'il y aurait à terme une consolidation dans l'industrie ferroviaire après des informations de presse faisant état de discussions entre Alstom et Bombardier en vue d'un rapprochement de leurs activités dans le secteur.

"Alstom est une entreprise très solide, en bonne santé et c'est pour cela que nous devons réfléchir à l'avenir d'Alstom", a déclaré le ministre français de l'Economie, dans une interview, en anglais, à Reuters en marge du forum économique de Davos, en Suisse.

Regret de la fusion Siemens-Alstom

"Mais nous avons tous conscience qu'il y aura un mouvement en direction d'une consolidation dans l'industrie ferroviaire dans les années à venir", a-t-il ajouté. "Je regrette profondément que la fusion entre Siemens et Alstom ne soit pas allée à son terme parce que c'était un grand objectif pour nous tous, pour l'industrie européenne".

'Bloomberg' a en effet indiqué que Bombardier a eu des discussions préliminaires avec Alstom en vue d'un rapprochement de son activité ferroviaire avec celle de son concurrent français. Selon les sources de l'agence, les pourparlers entre les deux parties ont commencé avant que Bombardier n'avertisse sur ses résultats la semaine dernière et indique qu'il pourrait se retirer de sa coentreprise avec Airbus qui fabrique l'avion de ligne A220.

Menace du veto européen

Les tentatives de regroupement entre groupes occidentaux dans un secteur où la concurrence chinoise fait peur se multiplient depuis plusieurs années. En 2017, Bombardier a ainsi tenté de combiner ses activités ferroviaires avec son concurrent Siemens, jusqu'à ce que la société allemande décide soudainement de conclure un accord avec Alstom. L'Union européenne a par la suite bloqué la fusion franco-allemande, qui aurait donné naissance à un champion européen du rail, après que les régulateurs aient refusé de céder aux avertissements concernant la menace imminente de la concurrence chinoise.

Une éventuelle reprise de l'activité ferroviaire de Bombardier, détenue à hauteur de 30% par la Caisse de dépôt et placement du Québec, par Alstom, pourrait ainsi connaître le même sort et se heurter à un véto du régulateur européen.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.