Camaïeu a trouvé son repreneur, plus de 2.600 postes maintenus

Camaïeu a trouvé son repreneur, plus de 2.600 postes maintenus
Camaïeu prêt-à-porter vêtements

Boursier.com, publié le lundi 17 août 2020 à 15h29

La Foncière immobilière bordelaise (FIB) reprendra finalement 511 magasins de l'enseigne de prêt-à-porter, qui avait été placée le 26 mai en redressement judiciaire...

Camaïeu peut enfin voir le bout du tunnel... Alors que le gouvernement cherchait un repreneur pour l'enseigne de prêt-à-porter, placée en redressement judiciaire à la fin du mois de mai, le tribunal de commerce de Lille a annoncé ce lundi avoir choisi la Financière immobilière bordelaise (FIB) pour reprendre une partie des magasins en France.

Le fonds d'investissement spécialisé dans l'immobilier commercial, qui prévoit de reprendre 511 magasins de l'enseigne sur les 634 en France, avait la préférence du comité social et économique (CSE) et de l'intersyndicale CFDT-CGT-FO.

Une deuxième offre, portée par l'actuel PDG de l'entreprise, Joannes Soënen (arrivé à l'automne à la tête de l'enseigne), et trois fonds déjà actionnaires (GoldenTree, CVC et Farallon), était soutenue par le syndicat maison majoritaire (38%) Unis pour agir ensemble (UPAE).

2.659 postes maintenus sur 3.100 en France

Le projet du Bordelais Michel Ohayon, propriétaire de magasins repris aux Galeries Lafayette ou de l'enseigne la Grande Récré, a ainsi été finalement choisi pour reprendre 2.659 salariés sur les quelque 3.100 de l'enseigne de prêt-à-porter féminin, soit environ 500 postes qui seront supprimés.

Fondée en 1984, Camaïeu a été lourdement impacté par la crise sanitaire avec la fermeture de ses magasins en France pendant deux mois, ainsi que par la crise du textile. L'enseigne d'habillement, basée à Roubaix, avait enregistré une baisse de 95% de son chiffre d'affaires pendant le confinement et plus de 160 millions d'euros de manque à gagner.

La CFDT rassurée

"On est pas mal rassurés parce que c'est ce qu'on attendait", a réagi ce lundi Nordine Misraoui, délégué syndical CFDT à Roubaix, sur 'franceinfo'. "Il va falloir qu'on se remette vite au travail parce que les magasins n'ont pas été beaucoup alimentés ces derniers temps", a-t-il estimé.

"C'est une satisfaction parce qu'on avait choisi de soutenir la FIB en fonction de ce qu'on a vécu, des informations qui nous ont été cachées et des ordonnances Macron qui disent qu'un employeur peut se porter candidat à sa propre reprise. Mais moralement ce n'est pas acceptable...", a-t-il ajouté.

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