Carlos Ghosn est entré au Liban avec un passeport français

Carlos Ghosn est entré au Liban avec un passeport français
Carlos Ghosn PDG Renault Nissan

Boursier.com, publié le mardi 31 décembre 2019 à 13h43

Les avocats de Carlos Ghosn avaient assuré détenir les trois passeports de l'ancien président de Renault et Nissan et qu'il n'a donc pas pu les utiliser pour quitter le Japon.

Carlos Ghosn est entré au Liban à l'aide d'un passeport français, comme l'a rapporté la chaîne libanaise MTV citant une source officielle. Cette même source a également déclaré que le Liban traitait le patron déchu de Renault et de Nissan, arrivé lundi à Beyrouth, conformément aux "accords internationaux", sans donner plus de précision.

Ce mardi, le patron déchu de Renault et de Nissan, a annoncé avoir fui le Japon pour le Liban, disant refuser d'être "otage" d'un système judiciaire japonais "partial", qui l'accuse de malversations financières.

Pour rappel, Carlos Ghosn avait été arrêté à Tokyo le 19 novembre 2018 et inculpé au Japon pour abus de confiance et dissimulation de revenus.

"Surprise totale" selon son avocat japonais

Son principal avocat japonais Junichiro Hironaka s'est d'ailleurs dit "abasourdi" par cette annonce, expliquant avoir appris la nouvelle à la télévision. "C'est une surprise totale", a-t-il répété.

Junichiro Hironaka, dont les déclarations étaient retransmises en direct par la chaîne de télévision NHK, a également déclaré que les avocats de l'homme d'affaires détenaient ses passeports français, brésilien et libanais, comme le prévoient les conditions de son placement en résidence surveillée.

Carlos Ghosn n'est "pas au-dessus des lois"

Invitée mardi matin sur 'France Inter', la secrétaire d'État auprès du ministre de l'Économie et des Finances Agnès Pannier-Runacher a souhaité réagir à l'annonce de la fuite au Liban de l'ex-PDG de Renault-Nissan, expliquant que Carlos Ghosn "n'est pas au-dessus des lois" mais que le soutien consulaire de la France lui est acquis.

"Si un ressortissant étranger fuyait la justice française, on serait très fâché", a affirmé la secrétaire d'État, avant d'ajouter : "Ce qui nous intéresse, c'est l'avenir de Renault-Nissan. Nous avons tourné la page et accompagné les nouveaux dirigeants. Mon combat, c'est l'industrie française et les milliers de salariés derrière".

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