Carlos Ghosn n'est pas autorisé à assister au conseil de Nissan

Carlos Ghosn n'est pas autorisé à assister au conseil de Nissan©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 11 mars 2019 à 09h38

Carlos Ghosn, qui a été libéré sous caution mercredi après avoir passé plus de cent jours en prison pour répondre d'accusations de malversations, avait soumis cette demande au tribunal de district de Tokyo.

Carlos Ghosn, le président déchu de Nissan voulait assister au conseil d'administration du constructeur automobile japonais prévu mardi. Un tribunal de Tokyo a rejeté sa requête, selon la chaîne de télévision NHK.

Carlos Ghosn, qui a été libéré sous caution mercredi après avoir passé plus de cent jours en prison pour répondre d'accusations de malversations, avait soumis cette demande au tribunal de district de Tokyo, conformément aux conditions de sa libération, avait confié un peu plus tôt à des journalistes son avocat Junichiro Hironaka.

Conférence de presse mardi

Nissan a annoncé pour sa part que les dirigeants des trois constructeurs réunis au sein de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, dont Carlos Ghosn a été l'architecte, tiendraient une conférence de presse commune mardi au siège de Nissan à Yokohama.

Carlos Ghosn, remise en liberté en échange du versement d'une caution d'un milliard de yens (7,9 millions d'euros), a été inculpé d'abus de confiance aggravé. Il est notamment accusé d'avoir minimisé ses revenus d'un montant de 82 millions de dollars (73 millions d'euros) chez Nissan pendant près de dix ans, jusqu'en 2018. Il nie les faits qui lui sont reprochés.

Libération sous caution

L'ancien chef d'entreprise a payé pour être libéré sa caution d'un milliard de yens (7,9 millions d'euros). Pour être libre, il a été contraint de remettre son passeport à son avocat et a dû fournir l'assurance qu'il ne quitterait pas Tokyo. Selon l'agence de presse Kyodo, il va être placé sous vidéosurveillance à son domicile. Il lui est par ailleurs interdit d'utiliser internet, d'envoyer ou de recevoir des messages textes et il ne peut se servir d'un ordinateur que dans les bureaux de son avocat. Il n'a pas non plus la possibilité de communiquer avec les autres personnes impliquées dans l'affaire.

La libération sous caution permettra à Carlos Ghosn de voir plus fréquemment ses défenseurs pour bâtir sa stratégie en vue de son procès dans quelques mois. S'il était reconnu coupable, l'ex-dirigeant risquerait jusqu'à 15 ans de prison.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.