Castorama a-t-il demandé à ses futurs ex-salariés de former leurs remplaçants ?

Castorama a-t-il demandé à ses futurs ex-salariés de former leurs remplaçants ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 01 mars 2018 à 15h55

"Un capitalisme poussé à son cynisme extrême"... C'est ce que dénoncent les syndicats de l'enseigne de bricolage Castorama, alors que leur maison-mère, le Britannique Kingfisher, aurait demandé à des salariés qui vont bientôt perdre leur poste, de former leurs successeurs.

Le 13 février dernier, Kingfisher a confirmé la suppression de 409 postes en France, dont 321 chez Castorama et 88 chez Brico Dépôt. Le groupe s'est engagé à proposer à 125 salariés un reclassement dans une enseigne du groupe. Kingfisher avait annoncé le 8 novembre 2017 le regroupement en Pologne, à Cracovie, de ses services comptables et de gestion, faisant craindre aux syndicats une délocalisation.

Infondé ?

Et pour ne rien arranger, la direction aurait demandé à ses employés français de former ceux qui vont les remplacer. "On prévoit que les salariés polonais viennent suivre des stages en France pour savoir et s'adapter à la comptabilité française, donc ils seraient formés par ceux qui sont licenciés et qui perdent leur emploi par rapport à cette délocalisation", a expliqué au 'Parisien' Jean-Paul Gathier, le délégué FO sur France Info. "C'est le capitalisme poussé à son cynisme extrême", dénonce-t-il.

"Cette polémique est totalement infondée", a répondu Olivier Lurson, DRH de ?Castorama France (Kingfisher Group), cité par 'Le Parisien'. "Les collaborateurs du centre de services partagés devront en effet être formés aux spécificités comptables françaises mais aucun des collaborateurs concernés par une suppression de poste ne sera chargé d'assurer ces formations", a-t-il assuré.

Plan de retsructuration

Dans le secteur du bricolage, Castorama et Brico Dépôt, à la tête de 221 magasins en France, subissent de plein fouet la concurrence de Leroy Merlin. La restructuration fait partie d'un plan, baptisé "One Kingfisher", visant à réduire les coûts et générer 700 millions d'euros supplémentaires de dividendes d'ici 2020.

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