"Chemise arrachée": jusqu'à 4 mois avec sursis en appel pour 4 ex-salariés d'Air France

"Chemise arrachée": jusqu'à 4 mois avec sursis en appel pour 4 ex-salariés d'Air France
L'ancien DRH d'Air France Xavier Broseta, dont la chemise arrachée par des manifestants avait eu un retentissement mondial, le 6 octobre 2015 au siège d'Air France à Roissy

AFP, publié le mercredi 23 mai 2018 à 14h56

Quatre ex-salariés d'Air France, dont l'un avait été relaxé en première instance, ont été condamnés mercredi pour violences à des peines de 3 à 4 mois de prison avec sursis dans l'affaire de la "chemise arrachée" de l'ancien DRH de la compagnie aérienne.

La Cour d'appel de Paris a également confirmé les peines d'amende de 500 euros infligées aux huit autres prévenus, qui étaient poursuivis pour des dégradations commises le 5 octobre 2015. 

Ce jour-là, à l'appel de l'intersyndicale, une foule de salariés en colère avait envahi le siège d'Air France à Roissy pour protester contre un plan de restructuration menaçant près de 3.000 emplois. Deux cadres de l'entreprise avaient alors été pris à partie, ainsi que des vigiles assurant leur protection. Les images du DRH du groupe prenant la fuite, chemise arrachée par des manifestants, avaient eu un retentissement mondial. 

Pour trois des quatre prévenus pour violences, tous affiliés à la CGT, la Cour d'appel a confirmé les peines de 3 à 4 mois avec sursis infligées par le tribunal correctionnel de Bobigny en novembre 2016. 

Le quatrième, relaxé en première instance et qui était rejugé à la demande du parquet, a cette fois été condamné et a écopé d'une peine de trois mois de prison avec sursis.

A l'issue de l'audience, les avocats d'Air France ont exprimé leur "satisfaction" de voir sanctionnées, une nouvelle fois, par la justice des "violences inacceptables".

"La vérité n'a intéressé la cour à aucun moment", a regretté en revanche l'avocate des prévenus, Me Lilia Mhissen, voyant dans cet arrêt "une décision politique".

Lors du procès en appel mi-mars, trois à cinq mois de prison avaient été requis contre les quatre anciens employés de la compagnie, qui est empêtrée depuis février dans un conflit social marqué par 15 jours de grève cumulés et la démission début mai du PDG d'Air France-KLM Jean-Marc Janaillac. 

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