Chine: accord pour lever l'embargo sur la viande bovine française

Chine: accord pour lever l'embargo sur la viande bovine française
Le Premier ministre français Edouard Philippe et son homologue chinois Li Keqiang, à Pékin le 25 juin 2018.

AFP, publié le lundi 25 juin 2018 à 12h31

La viande bovine française, interdite en Chine depuis 2001, pourra de nouveau être commercialisée, selon un protocole d'accord signé lundi à Pékin en présence du Premier ministre français Edouard Philippe et son homologue chinois Li Keqiang.

Cet accord, qui met fin à 17 ans d'embargo lié à la crise de la vache folle, concrétise un engagement obtenu par Emmanuel Macron lors de sa visite en Chine en janvier. 

Il est complété par un protocole pour l'exportation de semence bovine française, des agréments pour deux abattoirs porcins (Bigard et Tradival) et deux établissements de lait infantile (Baby Drink et Candia).

"Ces accords sur lesquels les deux chefs d'Etats s'étaient engagés permettront aux consommateurs chinois d'apprécier l'excellence du terroir français", a estimé M. Philippe.

L'accord sur le boeuf porte sur la viande bovine désossée de moins de 30 mois et permettra d'avoir du boeuf français dans les assiettes chinoises d'ici septembre, selon le président de la filière (Interbev) Dominique Langlois.

"C'est une très très grande nouvelle", "une date historique", s'est félicité M. Langlois, en précisant que "sept entreprises" françaises avaient "été auditées par les autorités chinoises, qui vont remettre leur rapport". "Il y aura des allers-retours quelques jours, quelques semaines" avant de déclencher les premières exportations.

"On a déjà des contacts avec des acheteurs chinois en attente", a-t-il ajouté en visant un objectif de "30.000 tonnes" par an, ce qui "serait déjà formidable".

Quatorze pays exportent déjà pour 1,5 million de tonnes de viande bovine par an vers la Chine.

"Il faut qu'on se différencie", a plaidé M. Langlois en vantant "la qualité de nos races, le fait que nous ayons un système de traçabilité remarquable, que nous n'avons pas un mode d'élevage extensif mais à taille humaine". 

"Nous avons aussi la perspective d'apporter du savoir faire dans la découpe de la viande pour les boucheries ou la restauration", a-t-il ajouté.

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