Chômage : l'embellie s'est poursuivie au 4e trimestre 2019

Chômage : l'embellie s'est poursuivie au 4e trimestre 2019©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 27 janvier 2020 à 23h10

Le nombre de demandeurs d'emploi en "catégorie A" a reculé de 1,7% au 4e trimestre 2019 par rapport au 3e trimestre. Sur un an, il a baissé de 3,1% soit 107.300 chômeurs de moins, selon les données publiées lundi par le ministère du Travail.

Enfin une bonne nouvelle pour le gouvernement. De plus en plus critiqué sur sa réforme des retraites, il peut se consoler en affichant une amélioration sur le front de l'emploi en 2019.

Ainsi, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A inscrits à Pôle Emploi a reculé de 55.700 au 4e trimestre 2019 par rapport au 3e trimestre, pour revenir à 3.308.800 millions de personnes en France métropolitaine, selon les données publiées lundi par le ministère du Travail (Dares).

Le nombre de demandeurs d'emploi en Catégorie A (sans aucun emploi) a ainsi reculé de 1,7% sur un trimestre et sur un an, il a baissé de 3,1% sur un an (-107.300 demandeurs d'emploi). Cette diminution est nettement plus forte que celle qui avait été enregistrée en 2018 (-1,4%), alors que la croissance de l'économie a été plus faible en 2019 qu'en 2018 (+1,3% estimé contre +1,7% pour le PIB).

Les jeunes et les seniors encore à la traîne

En incluant les départements et régions d'outre-mer, hors Mayotte, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie A s'élève à 3.553.700 millions à la fin 2019 (-1,7% sur le trimestre et -3,3% sur un an).

Au cours des trois derniers mois, la baisse est particulièrement sensible chez les moins de 25 ans (-2,2%). Elle est en revanche plus timide pour les demandeurs d'emploi âgés de 50 ans et plus (-0,9%).

Sur un an, la tendance à la baisse a concerné toutes les tranches d'âge, mais les 25- 49 ans en ont davantage profité (-4%). L'amélioration a été moins sensible pour les seniors (-2,1% en un an) et pour les jeunes (-1,4 % en un an).

L'amélioration devrait se poursuivre en 2020

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a commenté lundi ces chiffres en estimant que "ce signal d'espoir concret est important et montre qu'il n'y a pas de fatalité". Le gouvernement met en avant les effets de ses réformes du Code du travail, de la formation continue ou de l'apprentissage, même s'il est difficile évaluer précisément les effets de ces réformes sur le marché du travail.

Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee, publiée à la mi-décembre, le taux de chômage, qui était de 8,6% au troisième trimestre sur l'ensemble du territoire (outre-mer compris, sauf Mayotte), devrait continuer à reculer pour atteindre "8,2 % au printemps 2020".

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