Clash entre François Ruffin et Christophe Castaner autour de... Candy Crush

Clash entre François Ruffin et Christophe Castaner autour de... Candy Crush
Candy Crush application

Boursier.com, publié le mercredi 07 février 2018 à 15h35

Christophe Castaner passe-t-il son temps sur son téléphone pendant les débats à l'Assemblée nationale ? C'est ce qu'a prétendu mercredi matin sur France Inter le député de la France Insoumise François Ruffin, revenant sur une des propositions de loi de son groupe politique, retoquée la semaine dernière. "Pendant que je présentais mon rapport sur le burn-out jeudi dernier, pendant que je faisais part des 400.000 troubles psychiques qui interviennent chaque année en France liés au travail, monsieur Castaner (...) a passé son temps sur son téléphone, à ne pas du tout répondre aux questions sur le burn-out et à jouer à Candy Crush, vraisemblablement", a-t-il affirmé.

Le député, qui avait créé la polémique au mois de décembre en se présentant dans l'hémicycle vêtu d'un maillot de football, n'a pas tardé à recevoir les foudres du secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. "Décidément Francois Ruffin est un petit menteur ! Déclarer sur France Inter que je jouais à Candy Crush ou à quoi que ce soit est faux... je n'ai aucun jeu sur mon tel (sic) et je n'ai pas besoin d'un détecteur de mensonge le concernant", a-t-il répondu au député de la Somme sur le réseau social Twitter.

Chambre d'enregistrement ?

A propos de l'Assemblée, François Ruffin a dénoncé une "mascarade" sur France Inter. "C'est la chambre d'enregistrement des désirs du président, normalement ça s'appelle le pouvoir législatif, et vous savez très bien que la loi ne se fait pas à l'Assemblée, elle est pondue par le président de la République", a-t-il poursuivi.

L'Assemblée nationale a rejeté la proposition de loi sur le burn out de La France insoumise par 86 voix contre 34. Baptisé loi Sansonetti par son rapporteur François Ruffin, le texte se voulait un hommage à un salarié qui s'est donné la mort sur son lieu de travail en 2015. L'objectif était d'inscrire plusieurs maladies psychiques, comme la dépression, l'anxiété généralisée ou encore le stress, comme relevant de l'épuisement professionnel...

Cette proposition sur le burn-out était l'une des plus populaires auprès des sondés d'une enquête Harris Interactive réalisée les 22 et 23 janvier, avec 80% d'opinions favorables...

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