Concurrence: Vestager appelle Londres à respecter les règles après le Brexit

Concurrence: Vestager appelle Londres à respecter les règles après le Brexit
La commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager, lors d'une interview à Bruxelles, le 20 novembre 2018

AFP, publié le mardi 20 novembre 2018 à 16h05

Les 27 veilleront à ce que le Royaume-Uni respecte les règles de l'UE en matière de commerce et de concurrence dans ses relations avec eux après le Brexit, a déclaré mardi la commissaire européenne à la Concurrence Margrethe Vestager dans un entretien à l'AFP.

Mme Vestager a déclaré que ses équipes avaient travaillé "très étroitement" avec le négociateur de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, sur cette question.

"L'économie britannique sera intégrée à celles des autres pays européens et c'est pourquoi il est si important d'avoir des conditions de concurrence équitables", a-t-elle dit.

"Le Royaume-Uni ne sera peut-être pas membre (de l'UE), bien sûr, mais il ne s'éloigne pas de milliers de kilomètres et il ne devient pas une autre nation, il continue de faire partie de l'Europe d'une manière ou d'une autre ", a-t-elle dit.

Selon la commissaire danoise, ceci est particulièrement vrai en ce qui concerne le "filet de sécurité" (ou "backstop") à la frontière irlandaise, le sujet le plus sensible des négociations, qui consiste à empêcher une frontière visible entre l'Irlande, pays membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, qui restera sous contrôle britannique après le divorce.

Dans leur projet d'accord, l'UE et Londres ont convenu que le Royaume-Uni devait respecter les engagements en matière de concurrence et d'aides d'État, ainsi que les normes environnementales et fiscales si ce "filet de sécurité" devait être mis en place, faute de meilleur accord négocié sur le sujet.

"Vous pouvez voir ce que nous voulons dans le projet d'accord: nous avons besoin de règles du jeu équitables en matière d'aides d'État et d'abus de position dominante, parce que nous sommes si intégrés", a déclaré Mme Vestager.

Elle a par ailleurs insisté sur le fait que le Royaume-Uni avait "une très forte culture de la concurrence" et elle "pense qu'elle la maintiendra".

Cette expertise "est l'une des choses qu'ils ont apportées lorsqu'ils sont entrés dans l'UE il y a 43 ans", a-t-elle ajouté.

Vos réactions doivent respecter nos CGU.