Confinement de 3 semaines à Paris : le gouvernement va l'étudier

Confinement de 3 semaines à Paris : le gouvernement va l'étudier
Masque à Paris.

Orange avec Boursier.com, publié le vendredi 26 février 2021 à 10h30

Le porte parole de l'exécutif, Gabriel Attal, a néanmoins émis des doutes sur la pertinence des pistes lancées par la capitale.

Le porte parole de l'exécutif, Gabriel Attal, a néanmoins émis des doutes sur la pertinence des pistes lancées par la capitale.

Le gouvernement va étudier la proposition de la mairie de Paris d'instaurer un confinement strict dans la capitale pendant trois semaines contre l'épidémie de COVID-19. Le porte parole de l'exécutif, Gabriel Attal, a néanmoins émis des doutes sur la pertinence d'une telle hypothèse.

Paris fait partie des vingt départements placés par les autorités sous surveillance renforcée en raison d'une situation épidémiologique et hospitalière préoccupante, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex. Des mesures de freinage sont à l'étude pour ces territoires et seront annoncées la semaine prochaine après consultation des élus locaux.

Paris prend les devants

Paris a choisi de prendre les devants et le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, a évoqué jeudi l'hypothèse d'un confinement strict de trois semaines qui permettrait par la suite de rouvrir les bars, restaurants ou lieux culturels de la capitale. Cette proposition va être discutée avec la préfecture de police et l'Agence régionale de santé avant d'être soumise en début de semaine prochaine au gouvernement.

"La proposition de la mairie sera étudiée, c'est pour ça qu'on fait une concertation", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal sur France Inter. "J'entends très peu de scientifiques qui disent qu'en trois semaines on peut terrasser le virus", a-t-il toutefois ajouté. "En Allemagne, ils ont annoncé en décembre un confinement pour trois semaines. Ils y sont toujours. (...) Parce que les variants changent la donne."

Fermeture des écoles ?

Selon la porte-parole, la fermeture des écoles préconisée par la municipalité doit être une mesure de dernier recours en raison de son impact "majeur" sur la santé des enfants. "On a comme boussole depuis le début de cette crise (...) de tout faire pour laisser les écoles ouvertes", a insisté le porte-parole du gouvernement.

Interrogé sur BFM TV, le médecin Philippe Juvin, chef des urgences à l'hôpital parisien Georges-Pompidou, a estimé qu'un confinement limité à la capitale serait absurde. "Confiner Paris tout court, ça ne sert à rien. C'est toute la zone qu'il faut prendre en compte", a-t-il dit. "Il va probablement falloir confiner plus longtemps. Je crois qu'on n'y échappera pas", a ajouté Philippe Juvin, également maire LR de la Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).

Du mieux ?

Pour Gabriel Attal, certains signaux concernant la vaccination ou les traitements permettent toutefois de garder un relatif optimisme.

"Le nombre de foyers de contamination dans les Ehpad a baissé et le taux d'incidence chez les personnes âgées diminue, (il) est inférieur maintenant à la moyenne nationale. On commence à avoir un impact de la vaccination sur les personnes qui font le plus de formes graves et se retrouvent pour certaines d'entre elles en réanimation", a-t-il expliqué.

"Ce qu'on peut espérer, c'est que d'ici au printemps, à mesure qu'on aura vacciné un grand nombre de personnes vulnérables et qu'on aura allégé la pression sur l'hôpital, on pourra alléger des restrictions."

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