Confinement : la liste des commerces autorisés à ouvrir ne sera pas rallongée

Confinement : la liste des commerces autorisés à ouvrir ne sera pas rallongée
commerces de proximité

Orange avec Boursier.com, publié le lundi 29 mars 2021 à 10h45

Certains arbitrages suscitent la critique : pourquoi les coiffeurs peuvent-ils travailler mais pas les barbiers ou les esthéticiennes ?

Certains arbitrages suscitent la critique : pourquoi les coiffeurs peuvent-ils travailler mais pas les barbiers ou les esthéticiennes ?

La fermeture des commerces "non-essentiels" fait partie du nouveau tour de vis imposé dans les 19 départements où la situation sanitaire est la plus tendue, avec l'interdiction des déplacements à plus de 10 kilomètres sans dérogation. La liste des commerces autorisés à ouvrir ne changera pas pour le moment, en raison de l'aggravation de la situation sanitaire en France, a déclaré lundi Bruno Le Maire.

"On va vers une aggravation de la situation sanitaire", a expliqué au micro de franceinfo le ministre de l'Economie et des Finances, pour qui "toutes les options sont sur la table pour assurer la sécurité sanitaire" face à la pandémie de COVID-19.

Pas de changement

"Cette liste ne bougera pas", a poursuivi Bruno Le Maire. "Aujourd'hui, lancer le signal que nous rouvrons des commerces alors même que la situation sanitaire se dégrade, ce n'est pas l'intérêt général du pays."

Les concessions automobiles ont par exemple pu rester ouverts, de même que les librairies ou les disquaires. D'autres sont passés entre les gouttes alors qu'ils réalisent une grande partie de leur chiffre d'affaires au printemps, à l'image des chocolatiers et des fleuristes. Mais certains arbitrages suscitent la critique : pourquoi les coiffeurs peuvent-ils travailler mais pas les barbiers ou les esthéticiennes ?

"Cette liste des commerces, nous l'avons arrêtée avec le président de la République et le Premier ministre il y a plusieurs jours, je ne dis pas que c'est une liste parfaite. Si les cordonniers sont ouverts c'est parce qu'ils sont dans le code des réparateurs et que les réparateurs sont importants", a expliqué Bruno le Maire.

"C'est dur"

"C'est dur pour les commerçants, c'est pénalisant", a admis le ministre. "Comme toujours ma porte est ouverte pour regarder comment les indemniser, notamment sur la question de stocks sur laquelle nous avançons bien avec (le ministre délégué aux PME) Alain Griset".

Il a proposé un inventaire au moment de la réouverture, "pour éviter tous les abus, (et qu'il) soit fait par un tiers de confiance et que sur la base de cet inventaire fait par un tiers de confiance, il y ait une indemnisation des commerçants qui sont concernés avec une priorité à l'habillement" et "aux chausseurs en particulier". Des soldes exceptionnels en dehors des périodes habituelles sont également à l'étude, pour liquider les stocks.

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