Confinement le week-end : les PME s'inquiètent en attendant les nouvelles annonces du gouvernement

Confinement le week-end : les PME s'inquiètent en attendant les nouvelles annonces du gouvernement
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Orange avec Boursier.com, publié le mercredi 03 mars 2021 à 12h27

Le gouvernement pourrait annoncer jeudi soir un nouveau tour de vis dans les 20 départements placés sous "surveillance renforcée". La CGPME redoute cette hypothèse.

Le gouvernement pourrait annoncer jeudi soir un nouveau tour de vis dans les 20 départements placés sous "surveillance renforcée". La CGPME redoute cette hypothèse.

Vers de nouvelles mesures de restrictions dans les 20 départements placés sous "surveillance renforcée" depuis une semaine ? Le Premier ministre Jean Castex pourrait annoncer jeudi soir de nouveaux tour de vis (très) ciblés, avec pourquoi pas un reconfinement local le week-end dans certaines régions où l'épidémie a repris de la vigueur ces dernières semaines, comme cela est déjà le cas depuis peu à Nice et Dunkerque.

"C'est très compliqué et ça l'est déjà aujourd'hui... Si vous resserrez encore les mesures de confinement pour certains, pour qui c'est compliqué aujourd'hui, ça va devenir impossible. Plus on va resserrer les mesures sanitaires, plus vous verrez la sinistralité des entreprises monter en flèche", a plaidé François Asselin, le patron de la CPME, sur RTL.

Risque de faillites

"Il faut apprendre à vivre avec le virus, avec cette pandémie parce que si on s'arrête de vivre, là, c'est sûr, on va tous y passer", a-t-il poursuivi... Entre 80.000 et 100.000 entreprises risqueraient de mettre la clef sous la porte sur 12 mois glissants, contre 50.000 à 55.000 lors d'une année "normale", selon lui. Il a rappelé que la plupart des PME vivent sous perfusion depuis un an, soutenues par les aides, notamment les prêts garantis par l'Etat et les reports de charges.

Il faut donc éviter un confinement le week-end, selon François Asselin et imaginer la mise en place de mesures pour "sauver individuellement les chefs d'entreprise", qui sont des indépendants, et qui se préparent à une "catastrophe personnelle", entre perte de leur société et dettes.

La CGPME demande des aides financières ciblées, dont l'abaissement de 50 à 30% du taux de pertes de chiffre d'affaires donnant droit au fonds de solidarité.

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