Contenus haineux : accord entre les géants du Web et les annonceurs

Contenus haineux : accord entre les géants du Web et les annonceurs
Facebook, contenu haineux

Boursier.com, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 18h34

Suite au boycott de nombreux annonceurs, les grandes plateformes Internet, dont Facebook, se sont engagées à mieux lutter contre les contenus incitant à la haine...

Cet été, des centaines d'annonceurs avaient suspendu leur publicité sur Facebook en soutien à la campagne "Stop Hate For Profit". L'objectif était de faire pression sur le géant des réseaux sociaux pour qu'il change sa politique sur les discours haineux et la désinformation.

Des marques grand public, telles The North Face, Patagonia ou encore Ben & Jerry's, avaient décidé de rejoindre le mouvement. Mi-septembre également, des célébrités, dont Kim Kardashian West, les acteurs Leonardo Di Caprio et Jennifer Lawrence ou la chanteuse Katy Perry, avaient appelé au boycott de Facebook et Instagram.

Ce mercredi, la Fédération mondiale des annonceurs (WFA) a annoncé que les grandes plateformes Internet étaient parvenues à un accord avec les annonceurs afin de mieux lutter contre les contenus incitant à la haine.

Adoption d'un "ensemble commun de définitions"

"Facebook, YouTube et Twitter, en collaboration avec des spécialistes du marketing et des agences réunis dans l'Alliance mondiale pour les médias responsables, ont convenu d'adopter un ensemble commun de définitions précisant ce qui relève des discours haineux et d'autres contenus préjudiciables", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Selon la WFA, cet accord doit permettre d'éviter que chaque plateforme utilise ses propres critères dans la définition des discours haineux. "Les annonceurs ont un rôle essentiel à jouer dans la conduite d'un changement positif et nous sommes heureux d'avoir conclu un accord avec les plateformes sur un plan d'action et un calendrier afin d'apporter les améliorations nécessaires", a affirmé Stephan Loerke, directeur général de WFA .

Facebook déjà engagé

La vice-présidente pour les solutions marketing mondiales de l'entreprise Carolyn Everson, citée par 'Reuters', s'est félicitée que l'accord donne à toutes les parties "un langage unifié pour aller de l'avant dans la lutte contre la haine en ligne".

Sous pression, Facebook avait déjà assuré qu'il modifierait ses politiques concernant les discours haineux. Le réseau social avait notamment affirmé qu'il allait interdire davantage de types de messages haineux dans les publicités et prévoit d'ajouter des avertissements aux publications problématiques qu'il laisse en ligne.

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