Contrat des RER B: un accord trouvé avec Alstom

Contrat des RER B: un accord trouvé avec Alstom
Le PDG d'Alstom Henri Poupart-Lafarge, présente la rénovation des rames de RER B, aux côtés de Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, à l'usine de Reichshoffen en Alsace, le 4 octobre 2019

AFP, publié le mercredi 14 avril 2021 à 10h31

Un accord a été trouvé pour l'exécution du contrat des nouveaux RER B à partir de 2025, attribué à un consortium associant les constructeurs ferroviaires CAF et Bombardier Transports mais bloqué depuis la reprise de Bombardier par Alstom fin janvier, ont annoncé mercredi les parties prenantes.

Un accord a été trouvé pour l'exécution du contrat des nouveaux RER B à partir de 2025, attribué à un consortium associant les constructeurs ferroviaires CAF et Bombardier Transports mais bloqué depuis la reprise de Bombardier par Alstom fin janvier, ont annoncé mercredi les parties prenantes.

"Les discussions intervenues depuis plusieurs semaines ont permis au nouveau groupe Alstom-Bombardier de prendre connaissance des termes du contrat et de lever leurs inquiétudes, permettant dorénavant au groupement Alstom-Bombardier/CAF de s'engager dans l'exécution du contrat sur la base du marché notifié", ont indiqué les clients --RATP, SNCF et Ile-de-France Mobilités-- dans un communiqué.

"Chez Alstom, on confirme être en position d'exécuter le contrat", a confirmé à l'AFP un porte-parole du constructeur français.

Une réunion décisive a permis mardi "de confirmer l'engagement d'Alstom-Bombardier/CAF dans l'exécution du marché et d'initier les prochaines étapes de sa mise en oeuvre", ont précisé les clients.

RATP et SNCF Mobilités ont attribué le 13 janvier le contrat de 2,56 milliards d'euros pour la fabrication des 146 nouvelles rames du RER --attendues à partir de la fin 2025-- à un groupement associant le canadien Bombardier Transport et l'espagnol CAF.

Mais Alstom, dont l'offre (plus chère) n'a pas été retenue, a multiplié les recours, empêchant la signature avant sa reprise de Bombardier Transport fin janvier. Le groupe français avait alors retiré l'offre de Bombardier, la jugeant trop risquée techniquement et financièrement.

La RATP et la SNCF considéraient que cette offre était inconditionnelle. Les deux groupes publics avaient en conséquence signé le contrat, appelant le nouveau propriétaire de Bombardier à l'exécuter.

Ile-de-France Mobilités, qui finance ces fameuses rames, avait menacé d'introduire dans ses futurs appels d'offres "une clause de loyauté" basée sur le respect des "engagements passés et en cours" des sociétés répondantes.

Sa présidente "Valérie Pécresse a régulièrement rappelé qu'Ile-de-France Mobilités représente le quart des commandes mondiales d'Alstom", a noté un porte-parole mercredi.

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