Coronavirus : 16.000 salariés d'Ile-de-France en chômage partiel chez Renault

Coronavirus : 16.000 salariés d'Ile-de-France en chômage partiel chez Renault©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 30 mars 2020 à 17h21

Les salariés du tertiaire seront en télétravail le matin, et en chômage partiel l'après-midi, à l'exception d'un petit nombre de personnes maintenues à plein temps pour assurer des fonctions essentielles de l'entreprise.

Le constructeur automobile s'adapte à la baisse d'activité provoquée par l'épidémie de coronavirus en utilisant le dispositif mis en place par l'Etat. Renault a mis lundi la plupart de ses salariés tertiaires d'Ile-de-France en chômage partiel. "Après deux semaines d'arrêt de l'activité industrielle et commerciale, il faut adapter le temps de travail des collaborateurs", a indiqué à l'agence de presse Reuters une porte-parole du groupe au losange.

A compter de ce jour et jusqu'à nouvel ordre, les salariés du tertiaire seront en télétravail le matin, et en chômage partiel l'après-midi, à l'exception d'un petit nombre de personnes maintenues à plein temps pour assurer des fonctions essentielles de l'entreprise (sécurité, maintenance, communication ...). Selon une source syndicale, cette obligation concerne environ 1.500 à 2.000 personnes.

Hors tertiaire, toutes les usines du constructeur à travers la France restent quant à elles en chômage complet.

84% du salaire net

Les ordonnances du gouvernement face à l'épidémie prévoient le financement par l'Etat de 84% du salaire net des salariés en chômage partiel.

Pour les salariés au forfait jour, notamment les cadres, l'entreprise verse un complément pour atteindre 100% du salaire net en vertu d'un accord dans le secteur de la métallurgie.

Un peu plus de la moitié du salaire

Renault paiera donc un peu plus de la moitié du salaire de ses salariés du tertiaire, correspondant aux matins télétravaillés et au complément du salaire de l'après-midi pris en charge pour l'essentiel par l'Etat.

Renault et ses syndicats discutent également depuis vendredi pour réinstaurer, sur le modèle du "contrat social de crise" de 2008-2009, un système permettant d'utiliser des jours de congés des salariés les mieux lotis pour financer le maintien du salaire des autres.

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