Coronavirus: alerte maximale à Marseille et en Guadeloupe

Coronavirus: alerte maximale à Marseille et en Guadeloupe
RER métro

Boursier.com, publié le mercredi 23 septembre 2020 à 22h55

Olivier Véran a annoncé mercredi soir de nouvelles restrictions pour faire face au rebond de la pandémie de Covid-19. La zone Aix-Marseille et la Guadeloupe sont placées en alerte "maximale", et Paris monte en "alerte renforcée"...

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a annoncé mercredi soir de nouvelles mesures contraignantes pour tenter d'enrayer le rebond de pandémie de coronavirus, dans certaines villes et régions, dont la métropole Aix-Marseille et la Guadeloupe, qui passent en alerte "maximale". Paris et sa petite couronne, ainsi que plusieurs autres grandes villes passent en zone d'alerte "renforcée".

A Aix-Marseille et en Guadeloupe, les bars et les restaurants seront à nouveau totalement fermés dès lundi, de même que tous les établissements recevant du public, "sauf s'il existe un protocole sanitaire strict", a précisé le ministre. Des mesures de soutien à l'économie seront proposées et seront précisées dans le prochains jours par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Bars et restaurants fermés à 22h à Paris et d'autres villes

En outre, Paris et sa petite couronne,Lille, Toulouse, Saint-Étienne, Rouen, Grenoble, Montpellier et Rennes ont été placées en zone "d'alerte renforcée". Lyon, Nice et d'autres villes entraient déjà dans cette catégorie. En outre, Tours, Dijon, Strasbourg et Clermont-Ferrand pourraient aussi rapidement passer en zone d'alerte renforcée.

Dans ces zones, la jauge des rassemblements est ramenée à 1.000 personnes et les grands événements déclarés, comme les fêtes locales ou les fêtes étudiantes, seront interdits. Dans l'espace public, les rassemblements de plus de 10 personnes sont prohibés et les bars et restaurants devront fermer au plus tard à 22 heures.

Seul un tiers des départements encore en zone verte

La carte de France des alertes épidémiques a ainsi été redessinée avec la création d'une nouvelle gradation dans les alertes : outre le vert (pas d'alerte), le rose correspond à un premier niveau d'alerte, le rouge vif à un niveau d'alerte renforcée, et le rouge écarlate (nouvellement créé) correspond à un niveau d'alerte maximale.

Un tout dernier niveau correspond au retour de l'état d'urgence sanitaire, qui ne concerne pour l'instant aucune zone. "Si la situation sanitaire devait encore s'aggraver dans ces territoires, l'état d'urgence sanitaire sera instauré", a toutefois prévenu Olivier Véran. Le niveau d'alerte est évalué une fois par semaine et les mesures associées sont valables pour une durée de 15 jours.

Avec la résurgence du nombre de cas de Covid-19 depuis la fin des vacances d'été, environ un tiers seulement (32) des 101 départements français sont encore classés en zone verte, alors que 15 sont en zone rouge vif (alerte renforcée), deux en écarlate (alerte maximale) et les autres en rose (alerte).

Taux d'incidence et impact sur les hôpitaux surveillés de près

La division du territoire en différentes zones d'alerte dépend de plusieurs facteurs: le taux d'incidence, le taux d'incidence pour les personnes âgées de 65 ans et plus et la part des "patients covid" dans les services de réanimation, a dit le ministre.

Ainsi, l'alerte renforcée concernent les zones où le taux d'incidence dépasse les 150 cas pour 100.000 habitants et où le taux d'incidence chez les personnes âgées dépasse le seuil des 50 cas pour 100.000 habitants.

L'alerte maximale concerne les zones où le taux d'incidence est supérieur à 250 cas pour 100.000 habitants, où le taux d'incidence chez les 65 ans et plus est supérieur à 100 cas pour 100.000 personnes et où la part des patients atteints du COVID-19 en services de réanimation est supérieure à 30% seront placées en alerte maximale.

La maire de Marseille dénonce une mesure "injustifiée"

A Marseille, l'annonce du classement du département en zone d'alerte maximale a été mal perçue mercredi soir. Michèle Rubirola, la maire de Marseille, a réagi sur Twitter en dénonçant une décision injustifiée, prise sans concertation préalable.

"J'apprends avec étonnement et colère une décision pour laquelle la Mairie de Marseille n'a pas été consultée. Rien dans la situation sanitaire ne justifie cette annonce. Je n'accepte pas que les Marseillais soient victimes de décisions politiques que personne ne peut comprendre", a ainsi commenté l'édile marseillaise.

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