Coronavirus : Astrazeneca relance les espoirs d'un vaccin fin décembre

Coronavirus : Astrazeneca relance les espoirs d'un vaccin fin décembre©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 04 novembre 2020 à 16h23

La Grande-Bretagne prend de l'avance, grâce aux travaux du laboratoire et de l'Université d'Oxford. L'optimisme est au rendez-vous, même si plusieurs étapes restent à franchir.

La Grande-Bretagne peut-elle envisager qu'un vaccin soit disponible fin décembre ou au début de l'année 2021 ? L'université d'Oxford avance dans ses travaux, et espère en tout cas présenter cette année les résultats des essais avancés de son candidat-vaccin contre le COVID-19 mis au point avec AstraZeneca.

L'arrivée d'un vaccin constitue le principal espoir d'accalmie, alors que la pandémie de coronavirus a coûté la vie à plus de 1,2 million de personnes dans le monde et paralysé des pans entiers de l'économie. Plus de 169 candidats vaccins contre le Covid-19 sont en cours de développement dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et 26 sont en phase d'essai sur l'homme.

Optimisme

Andrew Pollard, directeur du centre de recherches sur les vaccins Oxford Vaccine Group, a fait part aux parlementaires britanniques de son optimisme quant à la publication prochaine de ces résultats, tout en émettant quelques réserves. Car le calendrier est chargé : avant que le vaccin ne puisse être déployé, les régulateurs vont devoir procéder à un examen scrupuleux des données, a-t-il rappelé.

Ensuite, le gouvernement devra décider du mode distribution et de ses bénéficiaires. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré qu'il anticipait le déploiement d'un vaccin contre le COVID-19 au premier trimestre de l'année prochaine.

Course en tête

Le candidat-vaccin d'Oxford/AstraZeneca devrait être l'un des premiers avec ceux de Pfizer et BioNTech à solliciter une demande officielle d'approbation par les autorités réglementaires.

Les travaux sur le candidat-vaccin de l'université d'Oxford ont débuté en janvier dernier. Désigné "AZD1222" ou "ChAdOx1 nCoV-19", celui-ci est basé sur un adénovirus de chimpanzé modifié pour introduire dans son génome la partie codante pour la protéine de pointe du SARS-CoV-2 par lequel le virus pénètre les cellules humaines.

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