Coronavirus : Bercy active un fonds de solidarité

Coronavirus : Bercy active un fonds de solidarité©Boursier.com

Boursier.com, publié le jeudi 12 mars 2020 à 14h58

Les entreprises les plus touchées par la crise du coronavirus pourront demander un report des charges sociales et fiscales.

Le ministre français de l'Economie et des Finances a annoncé jeudi la création d'un fonds de solidarité pour les entreprises les plus touchées par la crise du coronavirus. Il a également confirmé qu'elles pourraient demander un report des charges sociales et fiscales.

"Nous allons leur proposer ce report. Ce n'est pas à elle de le demander, c'est l'administration sociale et fiscale qui va proposer aux entreprises le report de leurs charges sociales et de leurs charges fiscales. Si, au bout du compte, des entreprises ne peuvent pas payer, nous ferons des dégrèvements fiscaux", a promis Bruno Le Maire, s'adressant à la presse à l'issue d'une table ronde avec des chefs d'entreprise, à Colombes (Hauts-de-Seine).

Accès aux prêts

"En matière de trésorerie, a-t-il poursuivi, nous souhaitons aussi que toutes les entreprises puissent avoir accès aux prêts dont elles ont besoin. Nous avons donc décidé de porter la garantie de l'Etat à travers la BPI de 70% à 90% (...) Nous élargissons cette couverture de l'Etat des PME aux entreprises de taille intermédiaire. Je pense que c'est un instrument extrêmement puissant."

Concernant le fonds de solidarité, Bruno Le Maire a souhaité qu'il soit "vraiment réservé aux entreprises les plus modestes, les plus petites, qui sont à court de trésorerie". Il a promis d'en annoncer lundi les modalités de financement et de fonctionnement. Le ministre de l'Economie s'est enfin engagé à améliorer la couverture du chômage partiel, qui est, selon lui, "l'un des dispositifs les plus efficaces" pour aider les entreprises en difficulté.

Eviter les licenciements

"Nous voyons bien que rien n'est plus précieux pour une entreprise que ses employés et nous voulons absolument que les entreprises évitent les licenciements et recourent davantage à l'activité partielle".

"Nous allons donc étudier avec Muriel Pénicaud (ministre du Travail) une amélioration des dispositifs (...) pour refonder l'activité partielle en France, afin qu'elle couvre mieux les salariés, qu'elle aille au-delà d'un Smic et permette aux entreprises de conserver leurs salariés et leurs compétences", a-t-il ajouté.

Pas de limite

Muriel Pénicaud a indiqué jeudi matin que le chômage partiel avait fait un bond en France depuis le début de la semaine. "Hier soir, on avait 3.600 entreprises et 60.000 salariés", a annoncé jeudi la ministre du Travail sur LCI. Un chiffre en forte augmentation depuis lundi... "Et ça va être beaucoup plus", a-t-elle prédit...

"Nous voulons protéger les travailleurs dans cette période, protéger l'emploi et donc on va faire un soutien massif. En clair je n'ai pas de limite budgétaire, on fera ce qu'il faut", a-t-elle ajouté. "On est déjà à 180 millions d'euros de coût potentiel de demandes, il faut que les entreprises le confirment après...".

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