Coronavirus : Bruno Le Maire suggère une prime de 1.000 euros pour inciter les salariés à travailler

Coronavirus : Bruno Le Maire suggère une prime de 1.000 euros pour inciter les salariés à travailler©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 20 mars 2020 à 11h56

Le ministre de l'Economie a encouragé le versement d'une prime "totalement défiscalisée" afin de soutenir les salariés qui vont travailler malgré l'épidémie.

Lancée par Emmanuel Macron et soutenue par le Medef après une réunion avec les acteurs économiques, l'idée d'une prime pour récompenser les Français qui poursuivent leur activité professionnelle durant la crise du coronavirus semble se concrétiser. Invité sur 'LCI' ce vendredi, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a donné plus de détails concernant cette gratification exceptionnelle.

"J'invite toutes les fédérations, toutes les entreprises qui ont un accord d'intéressement, notamment dans les secteurs vitaux, comme l'agroalimentaire ou la grande distribution, à verser cette prime de 1.000 qui est totalement défiscalisé", a affirme le ministre.

"Ils ont le courage de se rendre sur leur lieu de travail, le font parfois avec la peur au ventre... Il est totalement légitime qu'ils puissent bénéficier de cette prime totalement défiscalisée et totalement désocialisée", a-t-il expliqué, ajoutant que cette prime pourra profiter au "personnel hospitalier, à qui nous devons la vie".

"Un service économique minimum"

Cette idée de prime intervient alors que le gouvernement avait fait état d'un manque de main d'oeuvre, notamment dans la distribution dans certaines régions de France. "Il faut évidemment un service économique minimum, il faut que les activités de base de notre économie continuent à tourner", a insisté Bruno Le Maire.

Interrogé sur un possible élargissement de cette prime aux fonctionnaires, le ministre de l'Economie assure que le gouvernement est "ouvert à tout ce qui permettra de faire fonctionner les secteurs essentiels de notre économie et des services publics."

"Il faut une prise en charge par l'Etat"

Si les premières réactions ont été plutôt positives, côté patronal, le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux avait toutefois posé une limite. "Il faut une prise en charge par l'Etat car les entreprises ne pourront pas payer ", a-t-il affirmé aux 'Echos'.

Mais pour Bercy, "tous les outils sont sur la table". En effet, cette prime exceptionnelle ne serait autre que la prime Macron versée aux salariés et exonérée de toutes cotisations sociales et de tous prélèvements fiscaux en réponse à la crise des "Gilets jaunes". Elle avait été reconduite en 2020, mais uniquement pour les entreprises ayant un accord d'intéressement pour leurs salariés. Selon Bruno Le Maire, elle "ne coûte rien de plus à l'entrepreneur que ce qui est versé", précisant que les entreprises auront "jusqu'au 30 juin pour le faire".

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