Coronavirus : comment Anne Hidalgo compte "déconfiner Paris"

Coronavirus : comment Anne Hidalgo compte "déconfiner Paris"©Boursier.com

Boursier.com, publié le mardi 05 mai 2020 à 10h02

En vue du déconfinement prévu le 11 mai, la maire de Paris a détaillé son plan pour le retour à l'école et de nouvelles mesures pour limiter la voiture dans la capitale.

Transports, écoles, vélos, parcs... A moins d'une semaine du déconfinement, la maire de Paris Anne Hidalgo a détaillé son plan pour l'après-11 mai. Sur 'LCI' ce mardi, elle est notamment revenue sur la décision de rouvrir les écoles le 14 mai prochain pour les élèves, trois jours après les enseignants.

"La reprise doit être très progressive, il faut être très pragmatique... L'ouverture des écoles a un but éducatif mais aussi économique, et doit permettre une reprise de l'activité", a-t-elle expliqué, précisant avoir travaillé "avec notre recteur, les maires d'arrondissements pour s'assurer d'une distanciation sociale pour le personnel et les élèves".

"Je ne veux pas que les écoles soient des 'clusters', c'est pour cela qu'il faut être très sérieux. Je propose également, avec l'accord des parents, de tester les enfants à leur retour à l'école", a indiqué la maire de Paris.

"Pas plus de 15% des élèves parisiens le 14 mai"

Anne Hidalgo a également précisé qu'"il y aura des publics prioritaires, comme les enfants de soignants, des personnes en 2e et 3e ligne, comme les agents de la RATP, mais aussi pour ceux en difficulté", rappelant que la priorité est donnée aux classes de grande section de maternelle, de CP et de CM2, à ceux en situation de handicap et ceux ayant décroché au cours du confinement..

Dans un entretien au 'Parisien' dévoilé lundi, elle avait par ailleurs estimé que les écoles devraient "accueillir grosso modo pas plus de 15% des élèves parisiens le 14 mai". Les crèches parisiennes rouvriront de leur côté progressivement à partir du 12 mai.

50 km de voies aménagées pour les vélos !

A partir du 11 mai également, s'ajouteront "progressivement" 50 kilomètres de piste cyclable supplémentaires "aux 1.040 kilomètres déjà existants", a annoncé Anne Hidalgo, qui souhaite limiter les déplacements en voiture. "La pollution atmosphérique est un problème de santé public. Si nous la conjuguons au coronavirus, cela nous offre un cocktail très dangereux", a prévenu la maire.

"Pour cela, nous offrons des alternatives de transports en commun", a-t-elle insisté, avec le doublement du nombre de places dans les parkings relais pour les voitures. De plus, la maire de Paris a fait une demande de hausse du nombre bus à la RATP. Il serait "plus simple de tenir les règles sanitaires dans les transports de surface", a-t-elle encore expliqué au 'Parisien'.

Réouverture des parcs

Pour les parcs, les jardins et les bois, Anne Hidalgo dit avoir fait une proposition pour qu'ils rouvrent, avec un système de comptage", pour qu'ils "puissent être des lieux de promenade et de respiration". Mais "il n'est pas question de permettre les pique-niques ou la pratique sportive collective, et dans un premier temps, les aires de jeux resteraient fermées", a-t-elle précisé.

Alors que l'été approche, la maire a également indiqué que Paris Plage sera maintenu, mais "dans une forme allégée". Toutefois, selon elle, la Fête de la Musique ne devrait pas "avoir lieu cette année à Paris", alors que de nombreux festivals ont déjà été annulés cet été en France.

Des masques grand public à partir du 7 mai

Concernant la question des masques, Anne Hidalgo, qui recommande aux Parisiens d'en porter un en public, a assuré qu'"il n'y a pas eu de pénurie de masques à Paris, et nous avons pu les distribuer au personnel soignant et aux EHPAD", ajoutant que "des masques en tissu sont en cours de fabrication". Les masques "grand public" doivent arriver à partir du 7 mai pour les Parisiens, "notamment dans les pharmacies". "Au total, 2.200.000 masques seront distribués aux Parisiens d'ici juin", a-t-elle précisé.

Anne Hidalgo a par ailleurs promis qu'il n'y aura aucune augmentation d'impôts en 2020 pour les résidents de la capitale. "On n'a pas à faire payer aux Parisiens une situation exceptionnelle", a estimé la maire de Paris.

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