Coronavirus : déjà plus d'1 million d'arrêts de travail prescrits

Coronavirus : déjà plus d'1 million d'arrêts de travail prescrits
assurance maladie

Boursier.com, publié le mardi 24 mars 2020 à 17h36

Au total, 1.028.000 d'arrêts maladie ont été délivrés dans le secteur privé, par les médecins de ville ou l'Assurance maladie.

Ecoles fermées, arrêt de l'activité des entreprises, confinement... De nombreux Français ont dû arrêter de travailler face à la pandémie de coronavirus. Depuis deux semaines, la délivrance d'arrêts de travail a explosé. Au total, la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) a reçu plus d'un million de demandes d'indemnisation, selon les informations du 'Parisien'.

"Depuis 15 jours qu'est ouvert un dispositif spécifique, nous avons enregistré 838.000 arrêts de travail de personnes devant rester chez elles pour garder leurs enfants et ne pouvant pas télétravailler", a indiqué mardi au quotidien le directeur de la Cnam Nicolas Revel.

Il rappelle également que "le Haut Conseil de santé publique a recommandé aux personnes ne pouvant pas travailler à domicile et souffrant de fragilités physiques, particulièrement les personnes en affection longue durée, d'arrêter de travailler et de se confiner". C'est le cas des femmes enceintes atteignant le troisième trimestre de grossesse. "Sur ce second volet, nous avons reçu 190.000 déclarations", a-t-il précisé.

Une facture estimée à 320 millions d'euros

Cette hausse de demandes d'indemnisation n'est donc pas liée uniquement au nombre de malades touchés par le Covid-19, mais également à l'élargissement des conditions de délivrance. Face à la situation sanitaire, les pouvoirs publics avaient en effet décidé de prendre des mesures pour faciliter les arrêts de travail et de suspendre le délai de carence.

La facture actuelle pourrait être ainsi évaluée à environ 320 millions d'euros pour ces arrêts de travail supplémentaires. Mais pour Nicolas Revel, l'heure est avant tout "à la solidarité, à répondre aux besoins et demandes. On verra plus tard pour faire les comptes".

Pas de retard d'indemnisation

Malgré cet important surplus, les délais de traitement des dossiers ne devraient pas être impactés. "Nous sommes actuellement sur 29 jours en moyenne, c'est une durée normale", a assuré Nicolas Revel, qui n'exclut toutefois pas des délais "plus longs, notamment dans les régions les plus affectées par la pandémie où des personnels des caisses ont pu devoir s'arrêter".

Mais "tout cela va se rattraper et il n'y aura pas de retard de paiement" a-t-il affirmé. L'organisme a d'ailleurs pris des dispositions et dit avoir "engagé une vaste réorganisation" pour permettre à ses 70.000 salariés de télétravailler.

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