Coronavirus : des nationalisations en France ?

Coronavirus : des nationalisations en France ?©Boursier.com

Boursier.com, publié le mercredi 18 mars 2020 à 09h36

Air-France KLM est dans le viseur, alors que la compagnie aérienne subit de plein fouet la propagation de l'épidémie.

La crise sanitaire liée au coronavirus peut-elle fragiliser certains fleurons de l'industrie française, au point d'envisager une nationalisation ? "Oui", répond le gouvernement à l'unisson depuis plusieurs jours dans les médias, alors qu'il a déjà mis des millions d'euros sur la table pour tenter de soutenir l'économie française.

"Nous protégerons notre patrimoine industriel", a assuré mercredi le ministre de l'Economie et des Finances sur BFM Business, en précisant qu'il n'était "pas question de voir des grandes entreprises françaises disparaître" du fait de cette crise sanitaire. Bruno Le Maire a répété qu'il n'aurait "aucune hésitation" à recourir à l'ensemble de l'arsenal à sa disposition - y compris d'éventuelles nationalisations - si nécessaire.

Pas de chiffre, pas de nom

Quelles sont les entreprises potentiellement concernées ? Le ministre n'a fourni aucun chiffre ni précisé aucun nom mais a déclaré qu'il s'entretiendrait dans la journée avec les dirigeants des constructeurs automobiles Renault et PSA.

La veille, le Premier ministre Edouard Philippe avait évoqué de son côté sur France 2 le cas épineux d'Air France-KLM, qui pourrait bientôt voir ses capacités de vols quasiment toutes supprimées.

"S'agissant d'Air France, l'Etat a déjà une participation de 14,5% dans l'entreprise. Il faut donc que nous prenions nos responsabilités en bonne intelligence d'ailleurs avec les autres actionnaires, je pense notamment au gouvernement néerlandais", a-t-il dit en évoquant le cas particulier de la compagnie aérienne.

"Nous avons d'ores et déjà pris la décision de supprimer un certains nombres de taxes qui pèsent spécifiquement sur le transport aérien ou sur les compagnies aériennes qui opèrent depuis la France de façon à accompagner les entreprises. C'est de l'ordre de 700 millions d'euros qui sont ici engagés", a-t-il rappelé.

Crise considérable

"Et nous sommes disposés à prendre une responsabilité en tant qu'actionnaire pour veiller à ce que cette compagnie nationale puisse franchir cette crise qui, dans le transport aérien, est absolument considérable et qui n'a pas d'égal avec ce que nous avons pu connaître dans le passé."

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