Coronavirus : environ 15% des fleuristes pourraient disparaître

Coronavirus : environ 15% des fleuristes pourraient disparaître©Boursier.com

Boursier.com, publié le lundi 12 octobre 2020 à 17h19

Selon la Fédération Française des Artisans Fleuristes, seulement 10 à 20% des entreprises pourront bénéficier du fonds de solidarité, qui permet de recevoir une aide afin de compenser la perte de revenus.

Les aides du gouvernement ne suffiront pas... Alors que le ministre de l'Economie Bruno Le Maire avait annoncé l'élargissement de l'accès au fonds de solidarité la semaine dernière, la crise due à l'épidémie de Covid-19, qui impacte lourdement le secteur, devrait faire disparaître 15% des fleuristes d'ici au printemps 2021, selon la Fédération Française des Artisans Fleuristes (FFAF).

Le fonds de solidarité, qui était réservé aux entreprises fermées administrativement ou qui ont perdu 80% de leur chiffre d'affaires, est désormais ouvert aux entreprises comptant jusqu'à 50 salariés qui connaissent une perte de 70% de leur chiffre d'affaires.

De nouveaux secteurs, comme les fleuristes donc, les bouquinistes, les graphistes ou bien encore aux arts de la table, la blanchisserie, sont désormais concernés, soit 75.000 entreprises supplémentaires, avec effet rétroactif, avait indiqué Bruno Le Maire.

Pas de "sépulture", de "mariages", de "séminaires"...

Mais selon les chiffres de la fédération, seulement 10% à 20% des entreprises de son secteur pourront profiter de ce dispositif, qui permet de recevoir une aide afin de compenser la perte de revenus.

Pendant le confinement, la fermeture des magasins avait déjà été très compliquée pour les commerçants contraints de se débarrasser de leurs fleurs, plombant leur trésorerie déjà structurellement fragile. Si les Français se sont remis à s'offrir de fleurs en juin, le déconfinement n'a pas suffi à relancer l'activité.

"Il n'y a pas eu de sépulture, comme c'est fait habituellement. Il n'y a pas eu non plus de mariages, et c'est une grosse activité pour les fleuristes. Plus globalement, il n'y a pas eu en France de séminaires d'entreprises, de congrès...", avait expliqué le président de l'interprofession du végétal (Val'hor) Mickaël Mercier sur 'Europe 1'.

Appel à appliquer "un taux de TVA réduit"

"Travaillant avec un produit vivant et périssable, les fleuristes ont dû jeter leurs stocks de fleurs au début du confinement", avait également souligné fin septembre le représentant de Val'Hor. "Leur chiffre d'affaires a chuté de 63% en mars et de 77% en avril", avait-il détaillé.

Au total, 2.000 fleuristes à travers la France ont dû définitivement fermer boutique, selon les chiffres de l'organisation interprofessionnelle du végétal, soit 1 enseigne sur 7. Pour soutenir davantage la filière et limiter les dégâts, la FFAF a ainsi proposé de mettre en place d'autres mesures, avec notamment "l'application d'un taux de TVA réduit sur l'ensemble de l'offre florale et végétale, mise en forme ou vendue en l'état".

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