Coronavirus : "Il faut assurer la gratuité des masques", selon La France insoumise

Coronavirus : "Il faut assurer la gratuité des masques", selon La France insoumise
RER métro

Boursier.com, publié le mardi 28 avril 2020 à 12h07

Alors que le gouvernement n'envisage pas d'encadrer le prix des masques "grand public", le groupe parlementaire La France insoumise aurait déposé ce mardi une proposition de loi visant à instaurer leur gratuité.

Faut-il instaurer la gratuité pour les masques ? Alors que les pharmacies sont de nouveau autorisées depuis lundi à vendre des masques dits "grand public", le groupe parlementaire La France insoumise a déposé ce mardi une proposition de loi visant à instaurer leur gratuité.

"A l'heure où la planification du déconfinement se pose, il est indispensable de garantir l'accessibilité des protections sanitaires indispensables pour tenter d'endiguer" la pandémie de Covid-19, peut-on lire dans la proposition de loi.

"Il est indispensable de généraliser le port du masque dans la population et le rendre obligatoire dans les lieux publics. Pour ce faire, il faut que ceux-ci soient accessibles, donc disponibles, mais aussi gratuits", ont ainsi expliqué les députés. "Il faut assurer la gratuité des masques et les rendre accessibles à tous", a insisté la députée Clémentine Autain au micro de 'BFMTV'.

"Il ne sera pas à la portée des personnes les plus démunies"

Selon LFI, même si le coût unitaire du masque "peut sembler modique, il ne sera pas à la portée des personnes les plus démunies déjà fortement touchées par la crise sociale. D'autant qu'un masque, même lavable, par personne ne suffit pas, puisqu'il est recommandé pour une bonne protection de le changer au minimum toutes les 4 heures".

Les députés ont également jugé "irresponsable" la décision du gouvernement de "ne même pas envisager d'encadrer les prix de ces matériels". "Comme pour le gel hydroalcoolique au début de l'épidémie en France, sans mesure de contrôle des prix et avec la forte demande, les prix ne peuvent aller que croissant", ont-ils estimé.

Le gouvernement ne plafonnera pas le prix de vente

Même s'il "suit de très près ce sujet pour éviter tout abus", le gouvernement avait en effet indiqué qu'il ne plafonnera pas le prix des masques "grand public". Selon la secrétaire d'Etat Agnès Pannier-Runacher, interrogé sur la question lundi, "un masque peut avoir différentes caractéristiques, qu'il s'agisse du nombre d'utilisations, de marques éventuellement". "Pour ces raisons, l'approche qui consiste à dire 'il y a un prix maximum' risquerait de freiner l'innovation", a-t-elle expliqué.

L'Etat estime toutefois qu'un prix raisonnable devrait revenir à "à peu près 20 centimes par usage" pour ces masques lavables et réutilisables. Par ailleurs, à partir du jeudi 30 avril, les buralistes seront également autorisés à vendre des masques, en privilégiant "dans les premiers jours", la vente aux artisans et aux commerçants, "pour aider au redémarrage de l'économie", a précisé Philippe Coy, le président de la Confédération des buralistes.

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