Coronavirus : "Il y aura des faillites" et "des licenciements", prévient Bruno Le Maire

Coronavirus : "Il y aura des faillites" et "des licenciements", prévient Bruno Le Maire©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 22 mai 2020 à 09h50

Le ministre de l'Economie, qui s'est également exprimé sur l'avenir de Renault, a estimé que le constructeur "peut disparaître"...

Les prochains mois seront difficiles... Sur 'Europe 1' ce vendredi, le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a tenu à prévenir qu'il fallait s'attendre à ce que la crise sanitaire liée au Covid-19 entraîne "des faillites" et "des licenciements" en France "dans les mois qui viennent".

Un avertissement qui intervient alors que le gouvernement prévoit de réduire progressivement, à partir de juin, le dispositif de soutien au chômage partiel qui avait permis d'éviter jusqu'ici des vagues de licenciements.

Pour rappel, le ministère du Travail fait état d'environ 12,7 millions de Français concernés par le chômage partiel. Une récente estimation de la Dares a toutefois précisé que le dispositif demandé n'est utilisé qu'à 70% en avril.

"Renault peut disparaître"

Par ailleurs, Bruno Le Maire s'est également exprimé sur l'avenir de Renault, qui envisagerait de fermer quatre sites en France, comme l'avait révélé 'Le Canard Enchaîné'. Selon le ministre, le site industriel à "Flins ne doit pas fermer". Le constructeur doit présenter fin mai un plan d'économies de deux milliards d'euros sur trois ans après avoir accusé l'an dernier sa première perte nette en dix ans.

"Renault peut disparaître, les grands constructeurs industriels peuvent disparaître, il faut être lucide", a estimé le locataire de Bercy. "Je n'ai jamais caché la gravité de la crise, et je ne cache pas la gravité de la situation de Renault", a-t-il assuré, réaffirmant ainsi ses propos tenus la veille dans un entretien au 'Figaro', selon lesquels "Renault joue sa survie".

"Je sais aussi que Renault a des ressources exceptionnelles, des technologies exceptionnelles, des salariés qui sont motivés, des ouvriers qui sont compétents. Donc Renault peut rebondir et va rebondir", a-t-il toutefois ajouté.

Le plan de relance automobile "privilégiera les véhicules électriques"

Bruno Le Maire dit attendre "maintenant les propositions globales du président Jean-Dominique Senard sur son plan pour l'alliance et son plan pour Renault". Par ailleurs, le ministre de l'Economie a expliqué que le plan de relance automobile, ainsi que celui de l'aérien, que prépare le gouvernement, pour redresser ces secteurs frappés de plein fouet par la crise sanitaire, viseront à "décarboner" l'industrie française.

"Nous privilégierions les véhicules électriques et ceux qui produisent le moins de CO2", a précisé Bruno Le Maire, ajoutant que les hybrides rechargeables devraient également figurer dans le champ des aides sur lesquelles planche Bercy. "Nous voulons une relance verte. Il faut faire de la réponse à cette crise un levier pour décarboner notre économie", a-t-il insisté.

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