Coronavirus : l'économie britannique connaît sa plus forte baisse en 40 ans

Coronavirus : l'économie britannique connaît sa plus forte baisse en 40 ans
Grande-Bretagne, Londres

Boursier.com, publié le mardi 30 juin 2020 à 15h11

Boris Johnson promet de sortir le pays de la crise économique en accélérant la mise en oeuvre de grands projets d'infrastructures. Les investissements vont représenter plus de 5 milliards d'euros.

L'économie britannique a connu en début d'année sa plus forte contraction depuis 1979, selon des données officielles qui incluent les premiers jours du confinement. Le Produit intérieur brut (PIB) a chuté de 2,2% entre janvier et mars, plombé par la chute des dépenses des ménages, selon les services de statistiques britanniques (ONS).

Ce chiffre est inférieur à la prévision médiane de 2,0% sur laquelle tablaient les économistes interrogés par l'agence de presse Reuters. L'économie britannique pourrait s'être contractée de 20% au cours du premier semestre 2020, a déclaré la Banque d'Angleterre (BoE) au début du mois, soit la pire récession depuis 300 ans, alors que les effets du confinement ont été particulièrement violents entre avril et juin.

Grands projets d'infrastructures

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis mardi de sortir le pays de la crise économique due au coronavirus en accélérant la mise en oeuvre de grands projets d'infrastructures qui représentent un investissement de cinq milliards de livres sterling (5,47 milliards d'euros).

La quasi-totalité de l'activité économique a été mise à l'arrêt pendant près de trois mois, ce qui a contraint Londres à emprunter massivement pour maintenir les entreprises à flot et éviter des licenciements massifs.

Dissiper les critiques

Le chef du gouvernement, dont l'attitude face à la crise sanitaire a été vivement contestée, s'est efforcé de dissiper les critiques en promettant une "révolution" dans les infrastructures. "Nous allons construire, construire, construire. Reconstruire mieux, reconstruire plus vert, reconstruire plus vite", a-t-il dit.

"Nous ne pouvons pas rester simplement prisonniers de la crise. Il est absolument vital pour nous de tracer la voie à suivre, afin que chacun puisse penser et planifier l'avenir à court, moyen et long terme", a ajouté Boris Johnson, qui s'exprimait à Dudley, dans le centre de l'Angleterre. La ville se trouve à 80 km de Leicester, où un nouveau foyer épidémique est apparu. Le ministère de la Santé a annoncé lundi que les écoles et les commerces non-essentiels seraient à nouveau fermés dans cette ville.

Un New Deal version 2020

Boris Johnson a comparé son plan de relance au "New Deal" mis en oeuvre dans les années 30 par le président américain Franklin Roosevelt. Le montant de cinq milliards dévoilé avant son discours représente environ 5% des investissements de l'année dernière dans le secteur public.

La plupart des projets étaient déjà programmés mais leur réalisation aura lieu plus tôt que prévu. Ils portent notamment sur la construction d'hôpitaux, d'écoles et de routes. "J'ai conscience (...) que cela peut ressembler à une prodigieuse intervention gouvernementale (...) Si tel est le cas, sachez que c'est justifié", a ajouté le Premier ministre.

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