Coronavirus : la CGT veut une rentrée scolaire en septembre, et non en mai !

Coronavirus : la CGT veut une rentrée scolaire en septembre, et non en mai !©Boursier.com

Boursier.com, publié le vendredi 24 avril 2020 à 10h57

Le secrétaire général du syndicat Philippe Martinez affiche son opposition à une rentrée des élèves en mai, critiquant la gestion du gouvernement qui souhaite qu'elle se fasse sur la base du volontariat...

Alors que le retour progressif en classe, qui inquiète parents et professeurs, doit se faire courant mai, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a estimé ce vendredi que la rentrée scolaire devrait plutôt se faire en septembre, et non à partir du 11 mai.

"Notre position, mais aussi la position des scientifiques, parce que j'ai l'occasion de discuter avec certains, c'est que cette rentrée devrait se faire en septembre", a-t-il ainsi affirmé, tout en demandant des précisions sur la question du "volontariat" avancé jeudi par l'Elysée...

Pour rappel, le gouvernement a fixé la date de reprise progressive des cours au 11 mai, et a informé qu'elle se ferait plus précisément "sur la base du volontariat". Autrement dit, les parents n'auront pas d'obligation de remettre leur enfant en classe. Mais pour Philippe Martinez, "cela va poser des problèmes"...

Que veut dire le "volontariat" ?

"Qu'est-ce que ça veut dire sur la base du volontariat ? C'est les parents qui n'auront pas le choix enverront leurs enfants à l'école ? Dans quelle mesure ? Dans quelle proportion ? Et des parents qui ne voudraient pas pour des raisons valables envoyer leurs enfants à l'école mais qui auraient la pression de leur employeur pour retourner au boulot, comment ils sont pris en compte ?", a-t-il fait remarquer...

Par ailleurs, Philippe Martinez a appelé à ce que le Covid-10 soit reconnu comme maladie professionnelle pour tous les travailleurs concernés. "Il faut que cette idée de maladie professionnelle soit mieux prise en compte. C'est ce que l'ensemble des syndicats ont demandé à la ministre du Travail", a-t-il expliqué.

64% des parents n'enverront pas leur enfant en classe le 11 mai

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour 'franceinfo' et Le Figaro révélé jeudi, les parents d'élèves se disent inquiets à moins de trois semaines du retour en classe. En effet, 67% d'entre eux s'y opposent et près de deux sur trois (64%) affirment qu'ils n'enverront pas au moins un enfant en classe à la levée du confinement

6 Français sur 10 estime estiment d'ailleurs que cette mesure a été prise afin de permettre aux parents de reprendre le travail, en pleine pandémie mondiale de Covid-19, alors que le ministère de l'Education nationale fait valoir un niveau important de décrochage scolaire observé, surtout dans les catégories populaires...

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